Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec

Québec (Québec), 19 février 2009 – Au cours des dix dernières années, les producteurs et les productrices agricoles du Québec, forts du soutien des deux paliers de gouvernement, ont adopté des pratiques agroenvironnementales qui ont eu une incidence bien réelle sur la protection de l’environnement, comme le confirme le Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec, qui fait suite à un vaste sondage tenu en 2007 et visant les agriculteurs québécois.

C’est en effet ce que révèlent les principaux résultats rendus publics, en conférence de presse, par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec et député de Frontenac, M. Laurent Lessard, le député fédéral de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, M. Jacques Gourde, représentant le ministre du Revenu national et ministre d’État (Agriculture), M. Jean-Pierre Blackburn, et le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Christian Lacasse.

« Je suis fier de constater que la coordination de nos efforts en matière d’environnement et de développement durable en milieu agricole continue de donner des résultats probants sur le terrain et que les agriculteurs y souscrivent de plus en plus. J’applaudis les agriculteurs, les partenaires et les acteurs du milieu pour leur engagement collectif et je les encourage à poursuivre dans cette voie afin que l’agriculture québécoise soit de plus en plus respectueuse de l’environnement », a mentionné le ministre Laurent Lessard.

« Le gouvernement du Canada est satisfait des résultats du sondage qui a été mené. En investissant 500 000 dollars dans ce nouveau suivi du portrait agroenvironnemental, nous avons clairement indiqué que nous étions déterminés à travailler sans relâche, en collaboration étroite avec nos partenaires, pour bâtir un secteur agricole respectueux de l’environnement », a déclaré M. Jacques Gourde, député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, au nom du ministre du Revenu national et ministre d’État (Agriculture), M. Jean-Pierre Blackburn.

« Ces résultats témoignent du travail considérable effectué sur le terrain par les producteurs et productrices agricoles depuis dix ans, a pour sa part souligné M. Christian Lacasse. Leur engagement ne se dément pas, leur taux de participation à ce sondage (84 %) le confirme, preuve véritable qu’un changement des mentalités et des pratiques s’est bel et bien opéré. Ces résultats doivent inciter nos gouvernements à poursuivre leur démarche d’accompagnement auprès du monde agricole. C’est l’un des facteurs clés de cette réussite », d’insister le président de l’UPA.

Des progrès notables
Précisons que le Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec est le fruit d’une démarche rigoureuse et structurée qui a pour objet de mesurer l’évolution des pratiques agroenvironnementales des exploitations agricoles depuis l’établissement du portrait initial en 1998, qui sert de point de référence pour évaluer les progrès accomplis en matière d’agroenvironnement.

Au nombre des progrès constatés, le Suivi 2007 montre des avancées importantes au regard des bonnes pratiques agroenvironnementales, particulièrement sur le plan de la gestion des matières fertilisantes, de l’entreposage des fumiers et de la maîtrise des odeurs au moment de l’épandage. Les résultats démontrent ainsi l’adoption généralisée des modes de stockage sécuritaire des fumiers et des plans agroenvironnementaux de fertilisation par 90 % des exploitations agricoles.

On remarque également une progression importante du bilan de phosphore vers un point d’équilibre. En effet, la diminution du bilan de phosphore enregistrée de 1998 à 2007 est équivalente à une réduction de 29 000 tonnes de la charge de phosphore appliquée chaque année sur les terres agricoles, ce qui représente près de 40 % des besoins en phosphore de toutes les superficies cultivées au Québec. Par ailleurs, le bilan d’azote, qui a déjà presque atteint l’équilibre, est demeuré stable durant la même période. En ce qui concerne les façons de faire qui ont des conséquences au chapitre de la réduction des odeurs, on constate que 71 % des lisiers sont aujourd’hui épandus au moyen d’une rampe d’épandage et que 28 % du cheptel est élevé dans des bâtiments qui sont protégés par des écrans boisés.

Si des progrès considérables ont été réalisés, les efforts doivent tout de même être maintenus, particulièrement en ce qui concerne la lutte contre l’érosion et la protection des cours d’eau. Des actions en ce sens seront menées en priorité en vertu du volet agricole du Plan d’intervention gouvernemental sur les algues bleu-vert et par la réalisation de nombreux projets de gestion par bassin versant en milieu agricole. Notons qu’en 2007 ce sont 61 % des exploitations agricoles qui ont déclaré conserver une bande riveraine d’au moins trois mètres de largeur à partir du haut du talus, soit une protection supérieure à la prescription minimale prévue dans la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables. En outre, la gestion de l’accès des animaux aux cours d’eau s’est améliorée, de telle sorte qu’une proportion de 94 % du cheptel n’avait pas un tel accès en 2007.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

Commentaires