États généraux de la sécurité alimentaire à Paris

Paris (France), 25 mars 2003 – Les professionnels de la restauration ont fait part de leurs préoccupations « au niveau de la sécurité alimentaire en général et des OGM (organismes génétiquement modifiés) en particulier » au ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, qui a tenté de les rassurer.

« Nous souhaitons savoir ce que nous donnons à manger à nos clients et ceux-ci doivent avoir la liberté de choisir », a insisté André Daguin, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), qui recevait M. Gaymard à l’occasion des « Etats généraux de la sécurité alimentaire » organisés autour du thème des OGM.

La question des OGM suscite « de profondes interrogations chez nos concitoyens sur les risques sanitaires et environnementaux, mais également sur l’utilité et la pertinence des OGM », a répondu le ministre.

Les Américains pensent « que nous avons mis en place un moratoire car nous sommes protectionnistes. Notre position n’est pas protectionniste mais guidée par des raisons de santé publique, d’environnement, de transparence et de liberté de choix. Nous souhaitons en savoir davantage. C’est la raison pour laquelle nous avons cessé depuis 1999 toute importation de produits et de semences OGM », a expliqué M. Gaymard.

« J’ai toujours dit qu’il n’y aurait pas de levée du moratoire tant que toutes les conditions ne seront pas remplies » concernant l’étiquetage, la traçabilité, la transparence et donc la liberté de choix du consommateur, a-t-il assuré.

Concernant la sécurité alimentaire, M. Gaymard a estimé qu’un accent particulier devait être mis sur « la traçabilité » des denrées. Une démarche « plus systématique d’étiquetage de la provenance, comme celle mise en oeuvre pour la viande bovine, doit être envisagée », a-t-il déclaré.

Source : AFP

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