Étiquetage des OGM : le Québec est prêt, mais pas la ministre Gauthier selon Greenpeace

Montréal (Québec), 24 août 2004 – Greenpeace condamne le refus de la ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Françoise Gauthier, de mettre en place au Québec l’étiquetage obligatoire des OGM (organismes génétiquement modifies). Nouvelle publiée dans Le Devoir du 24 août.

« Il est évident que la ministre Gauthier cherche une excuse pour renierla promesse du PLQ en faveur de l’étiquetage obligatoire des OGM », constateEric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace. « Attendrel’accord hypothétique du reste du Canada pour mettre en place l’étiquetageobligatoire des OGM au Québec, comme le suggère la ministre, est une piètreexcuse pour ne pas agir. D’autant plus que le gouvernement fédéral a fait fide l’opposition du Québec, lorsqu’il a adopté en avril dernier un étiquetage”volontaire” et bidon des OGM ».

« Greenpeace met donc en doute la volonté réelle de la ministre Gauthierdans le dossier de l’étiquetage obligatoire des OGM. Lorsqu’on négocie avecles autres provinces et le gouvernement fédéral, on n’annonce pas publiquementavant d’entamer des négociations que l’on ne fera rien si les autres partiesrefusent… à moins bien sûr que l’on veuille se donner une porte desortie ! », explique Eric Darier.

En avril dernier, un sondage Léger Marketing révélait que 87 % desQuébécois et Québécoises voulaient que le gouvernement du Québec aille del’avant avec l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec en l’absence d’unenorme obligatoire fédérale (1) . « Les Québécois et Québécoises sont prêts pourl’étiquetage obligatoire des OGM !… mais pas la ministre Gauthier », constateEric Darier.

« Pour justifier son refus de l’étiquetage obligatoire, un des argumentsde la ministre est relié à des soi-disant coûts supplémentaires pour lesconsommateurs sans nous en donner des preuves tangibles. Dans la quarantainede pays qui ont mis en place l’étiquetage obligatoire des OGM, il n’y a pas eud’impacts significatifs sur les prix malgré les prédictions de l’industrieagroalimentaire. Même s’il y avait des coûts supplémentaires, les entreprisesde l’agrobiotechnologie devraient les assumer. Certainement pas lesconsommateurs qui ne veulent pas d’OGM ni les agriculteurs ne les cultiventpas. Ces arguments ressemblent à une campagne de peur pour justifierl’inaction de la ministre », s’insurge Eric Darier.

Greenpeace invite les citoyens et citoyennes à continuer d’exercer despressions sur le gouvernement en contactant le premier ministre Jean Charest(2). Greenpeace lance un appel spécial aux membres du PLQ qui vont se réuniren congrès en novembre prochain pour qu’ils adoptent des résolutions rappelantau gouvernement sa promesse en faveur de l’étiquetage obligatoire (3). « Lesmembres et les instances du PLQ doivent dire au gouvernement Charest qu’ilssont prêts pour l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec », de conclure EricDarier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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