Étude sur le contraste entre les régions urbaines et rurales et la gestion environnementale dans les fermes

Ottawa (Ontario), 25 mai 2005 – Le contraste entre les intérêts agricoles et les sensibilités urbaines devient de plus en plus inévitable à mesure que les villes prennent de l’expansion et que la population vient s’établir dans les régions essentiellement rurales.

Une nouvelle étude révèle que le degré d’urbanisation au Canada peut déjà précipiter les changements dans les pratiques de gestion agricole.

L’étude montre que les agriculteurs qui ont choisi davantage de pratiques de gestion agricoles respectueuses de l’environnement, de façon à échapper aux pressions sociales ou réglementaires du milieu, se trouvent en moyenne plus à proximité des régions urbaines que les agriculteurs qui ne choisissent pas ces pratiques.

Des reportages récents des médias ont attiré l’attention sur les plaintes de résidents en aval des porcheries. Ailleurs, les gens qui habitent à deux pas d’un vignoble s’irritent lorsque le viticulteur installe des effaroucheurs acoustiques pour effrayer les oiseaux qui peuvent détruire ses cultures.

Le conflit entre les régions rurales et urbaines sur le plan de l’utilisation des terres est susceptible de s’accentuer, au fur et à mesure qu’un nombre croissant de citadins vient s’établir en banlieue et au-delà. Afin de déterminer la réaction des agriculteurs, l’étude examine jusqu’à quel point les pratiques agricoles ont été adaptées à l’urbanisation croissante.

Pour ce faire, on compare les taux d’adoption des systèmes de gestion environnementale (SGE) chez les agriculteurs à proximité des régions urbanisées aux taux d’adoption dans les régions rurales et isolées.

Les SGE permettent de documenter les activités à la ferme qui touchent le rendement environnemental. En général, ils ne mesurent pas l’incidence véritable des pratiques en question sur la qualité de l’environnement. Cependant, à titre officiel, ils peuvent accélérer l’adoption de techniques de pointe, de pratiques agricoles et de systèmes de production qui contribuent à préserver l’environnement.

Au Québec, une province à l’avant-garde de la stratégie des SGE au Canada, les propriétaires agricoles reçoivent de l’aide afin d’obtenir la certification ISO 14001, une accréditation environnementale reconnue dans le monde entier.

L’étude permet de constater que les fermes adoptant des SGE sont plus susceptibles de se trouver dans les régions à forte densité de population que les fermes qui n’en adoptent pas.

Par exemple, la densité de population moyenne dans le cas des fermes adoptant le plan de gestion des fumiers s’établissait à environ 22 habitants au kilomètre carré, par opposition à environ 14 habitants au kilomètre carré dans le cas des fermes n’ayant pas adopté ce plan.

Plus de 21 000 agriculteurs ont été sondés aux fins de cette étude. Des trois quarts (ou 16 000 agriculteurs) qui ont répondu, 2 250 n’élevaient que du bétail, 5 425 ne produisaient que des cultures et 8 378 élevaient du bétail et produisaient des cultures. L’enquête a permis de recueillir des renseignements sur l’utilisation de diverses pratiques de gestion agricole, notamment l’adoption des huit systèmes de gestion environnementale.

Le degré d’urbanisation a été saisi au moyen de deux variables, soit la distance en ligne directe entre l’exploitation agricole et le centre urbain, ainsi que la densité de population.

Le bulletin Regards sur l’industrie agroalimentaire et la communauté agricole de mai 2005, intitulé Le contraste entre les régions urbaines et rurales : les systèmes de gestion environnementale dans les fermes du Canada (21-004-XIF, gratuit) est maintenant accessible en ligne. À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Agriculture.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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