Un inoculant prometteur : Azospirillum Brasilense

Sous forme de poudre, l'inoculant adhère facilement à la semence.

D’abord utilisée dans les plantations de canne à sucre au Brésil, Azospirillum Brasilense a suscité de l’intérêt sur la plupart des surfaces agricoles du monde. Gabriel Weiss, agronome au Club agroenvironnement de l’Estrie, a introduit cette bactérie chez nous, il y a trois ans.

Cette bactérie a été mise à l’essai au Québec comme inoculant sur des cultures comme le blé, le maïs-grain et le maïs à ensilage. Elle permettrait la fixation de 50 kg/ha d’azote par la plante.

Le mariage entre les racines et la bactérie Azospirillum permettrait une augmentation du volume racinaire de l’ordre de 30 à 40 %, selon Gabriel Weiss. Le nombre de radicelles de la plante augmenterait et son système racinaire arriverait à puiser davantage d’eau et de minéraux grâce à l’expansion de son réseau.

Les résultats sont variables en fonction des conditions auxquelles est confrontée la bactérie Azospirillum. Gabriel Weiss a obtenu, lors d’essais effectués chez des producteurs, des augmentations de rendements dans le maïs de 12,6 % et 16,8 % en 2008 et 2009 respectivement.

De son côté, l’agronome au MAPAQ Louis Robert a obtenu, pour une première année d’essai, en 2010, des augmentations de rendements plus modestes pour la même culture. Le maïs offrait, par rapport au témoin non fertilisé, un rendement supérieur de 5,7 %, lorsque inoculé. Alors que le maïs, fertilisé à 70 kg de N/ha et additionné de l’inoculant, donnait une augmentation de rendement de 2,1 % par rapport à la parcelle fertilisée avec seulement 70 kg de N/ha.

Ces deux agronomes s’entendent sur le fait que les parcelles inoculées ont atteint le stade de maturité plus hâtivement que celles non inoculées.

Actuellement, aucun inoculant d’Azospirillum n’est disponible pour les producteurs de chez nous. Par contre, une entreprise canadienne a manifesté son intérêt pour commercialiser un tel inoculant et souhaite voir son produit sur les tablettes d’ici 2012.

Comme le produit se vend environ 15 $/ha en Argentine, l’incorporation de la bactérie Azospirillum au champ représente une assurance peu coûteuse.

Lisez l’article au complet dans votre Bulletin des agriculteurs du mois de février.

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