Un million de Japonais disent non au blé transgénique

Winnipeg (Manitoba), 22 mars 2004 – Une coalition de consommateurs et de groupes de l’industrie alimentaire du Japon a déclaré que les consommateurs japonais n’achèteront pas de blé du Canada si celui-ci autorise l’introduction du blé transgénique.

La coalition No! GMO Campaign présentera une pétition au ministre del’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, Bob Speller. Cette pétitionendossée par plus de 410 groupes de consommateurs et d’entreprises defabrication de produits alimentaires représentant plus d’un million deJaponais fait état de leur inquiétude face à l’introduction possible du blétransgénique au Canada.

« Le blé est l’aliment de base des Japonais après le riz, et nous leretrouvons sur notre table à presque tous les repas que nous consommons, » ditKeisuke Amagasa de NO !GMO Campain.

« Le Japon importe presque tout son blé de l’Amérique du Nord, et enparticulier du Canada. Mais les consommateurs japonais refusent d’acheter oude consommer des aliments transgéniques, donc si le Canada modifie son blé ourisque de le contaminer avec des produits transgéniques, nous devrons nousapprovisionner ailleurs, » dit Keisuke Amagasa.

Le Japon est l’acheteur étranger le plus important du blé canadien et seprocure en moyenne un million de tonnes (Mt) par année de notre célèbre bléroux de printemps de l’Ouest canadien.

« Les Japonais nous disent qu’ils ne feront plus affaire avec nous si nousintroduisons le blé transgénique de Monsanto. Et le Japon ne fait pas cavalierseul à cet égard; les chiffres de la Commission canadienne du blé démontrentque 82 % des consommateurs de blé du Canada refuseraient d’acheter du blétransgénique, » souligne Nadège Adam du Conseil des Canadiens, un organisme quiaide la coalition japonaise à faire entendre sa voix au Canada.

Le gouvernement canadien doit se rendre compte que le blé transgéniquepourrait détruire le marché. Son introduction pourrait empêcher lesagriculteurs canadiens de vendre un de leurs produits les plus exportables etparalyser les collectivités dont la survie dépend de sa production.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments est en train d’examiner unedemande de Monsanto qui veut distribuer son blé « Roundup Ready » au Canada. Desreprésentants des consommateurs, des agriculteurs et de l’industriealimentaire du Canada ont exprimé de lourdes inquiétudes à l’égard del’incidence possible de l’approbation du blé transgénique controversé. Desclients étrangers se joignent maintenant au groupe grandissant de dissidentspour réclamer que le Canada rejette la demande de Monsanto.

« Nous ne comprenons absolument pas pourquoi le Canada risquerait decompromettre de si bonnes relations entre les producteurs et les consommateursde nos pays respectifs, affirme Keisuke Amagasa. Nous espérons que notrepétition illustrera bien les graves répercussions que cette décision pourraitengendrer. »

A la suite de sa rencontre avec les représentants du gouvernement duCanada, la délégation japonaise se rendra aux États-Unis pour y présenter unepétition semblable aux représentants du gouvernement des États-Unis.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Monsanto
http://www.monsanto.com/

Commentaires