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Un nouvel outil contre la fusariose

Blé fusarié. PHOTO :  Laboratoire de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ / Iriis Phytoprotection

Blé fusarié. PHOTO : Laboratoire de diagnostic en phytoprotection – MAPAQ / Iriis Phytoprotection

D’ici un an ou deux, on trouvera sur le marché un nouvel agent de biocontrôle pour lutter contre la fusariose de l’épi du blé. Le principe : combattre le feu par le feu.

L’entreprise Adjuvants Plus, de Kingston en Ontario, a obtenu une licence d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) pour l’utilisation d’une technologie brevetée, qui utilise un organisme fongique – Clonostachys rosea, souche ACM941- pour prévenir la fusariose de l’épi du blé.

D’après le président de l’entreprise, Bill Brown, le produit pourrait aussi être utilisé avec d’autres cultures alimentaires que le blé.

Clonostachys rosea ACM941 est un microbe fongique qui a été isolé à partir de la feuille du bas d’un plant de pois au Manitoba. Il infecte et tue le fusarium et d’autres maladies. Il a été breveté par le chercheur d’AAC Allen Xue en 1999.

Le produit vivant sera pulvérisé sur le blé tout juste avant le stade de floraison. Pour protéger le blé du fusarium, AMC941 doit d’abord l’infecter, ce qui ne nuirait pas au plant de blé, d’après Bill Brown.

« On colonise le plan et son épi et on entre directement dans le grain. Ceci donne un bon contrôle du fusarium, a expliqué Bill Brown en entrevue à Country Guide. AMC941empêche le fusarium d’entrer, en arrivant en premier. Il occupe le site et prive le fusarium de nourriture. »

Dans certains cas, AMC941 ira jusqu’à se nourrir de fusarium, ajoute Bill Brown.

Il est prévu que le produit soit approuvé pour l’usage en culture biologique.

Source : Country Guide

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