Un printemps plus “normal” dans la lorgnette

À quoi ressemblera le printemps 2020? Grande question s’il en est une. Tout le monde souhaite un printemps dans les normes, surtout après les printemps difficiles des dernières années marqués par le froid et la pluie. En plus, une bonne nouvelle serait la bienvenue en cette période de grande incertitude.

Pour l’instant, les probabilités pointent vers des températures au-dessus de la normale de saison, surtout pour le sud du Québec, pour la période couvrant la période les mois d’avril et mai. Comme l’explique Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada, il faut s’attendre peut-être à 1 ou 2 degrés Celsius au-dessus de la normale en moyenne. L’hiver relativement doux et moins enneigé qu’en 2019 s’est poursuivi en mars où les températures ont été nettement plus chaudes que la normales dans la région de Montréal. L’Est de la province a par contre connu le phénomène inverse.

Il semble cependant que le mois d’avril se dessine comme étant un mois plus frais. “Ce ne sera pas un mois très chaud. On ne verra pas de grandes périodes de chaleur”, note le météorologue. La bonne nouvelle se trouve par contre au niveau des précipitations. Ces dernières seraient sous les normales de saison, ce qui va encore favoriser une fonte lente de la neige. “On ne voit pas d’inondation pour le mois d’avril. L’arrivée graduelle de la chaleur va faire en sorte que la fonte va se faire graduellement”.

M.Legault réserves ses prévisions pour le moi de mai, en raison de la difficulté à se projeter ainsi plusieurs semaines à l’avance. Selon lui, la tendance vers des températures au-dessus des normales pourrait toutefois être encore présente.

Les prévisions d’Environnement Canada sont partagées en partie par le blogue de Accuweather. Dans ce dernier, il est prévu que la semaine prochaine soit plutôt douce avec du temps plus incertain par la suite.

 

Pour cet été?

Les analystes de MétéoMédia se sont risqués à rendre publiques des probabilités pour la météo de cet été. Selon cette analyse préliminaire, l’été pourrait être chaud et humide, à l’instar de celui de 2018. Différents phénomènes atmosphériques ont mené à cette prévision qui sera par contre revue le 1er juin prochain.

Simon Legault est d’accord pour dire qu’il est encore trop tôt pour s’avancer bien qu’un scénario de La Nina se dessine. Même si les États-Unis se prononce pour une saison des ouragans plus intense cette année, cette analyse sera revue au début de l’été. Ces phénomènes n’auraient qu’un impact limité sur le coeur agricole du Québec. “Ça ne serait pas différent de ce que l’on voit habituellement au niveau des dépressions qui traversent la province.”

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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