Londres (Angleterre), 16 octobre 2003 – Les résultats d’une étude menée sur les OGM en Grande-Bretagne donnent du grain à moudre aux opposants aux cultures transgéniques, qui vont demander plus fortement que jamais à Londres de ne pas s’engager dans cette voie-là.
Après plus de trois ans de tests, des scientifiques britanniques ont conclu jeudi que le colza et les betteraves sucrières transgéniques causaient plus de dommages à la nature que leurs équivalents non OGM. Dans les champs plantés de maïs transgénique, en revanche, les graines et les insectes sont plus abondants que dans les champs de maïs « conventionnel ».
Les anti-OGM estiment que les résultats de l’étude, qui seront analysés de près dans le monde entier, confirment leurs pires prédictions, et ils renouvellent ainsi leurs appels en faveur d’une interdiction, au moins le temps que les recherches soient menées à leur terme.
« Ces études sont une manière politique d’esquiver le problème pour ne pas voir en face les effets potentiellement catastrophiques que pourraient avoir les OGM », a estimé Stephen Tindale, directeur de Greenpeace.
« Depuis des années, les sociétés spécialisées dans les OGM affirment que leurs récoltes vont réduire l’usage des herbicides et être bénéfiques à la faune et la flore. Aujourd’hui, nous savons à quel point elles avaient tort, et Tony Blair doit fermer pour de bon la porte aux OGM », a ajouté Greenpeace.
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Source : Reuters