USA : trop sec ou trop humide?

Les semis aux États-Unis sont en retard, mais les producteurs ne paniquent pas. Les planteurs se sont mis à rouler cette semaine et la météo laisse entrevoir de belles fenêtres d’ici le début mai.

Selon le rapport Crop Progress du USDA de lundi, seulement 6 % des superficies en maïs aux États-Unis avaient été ensemencées en date de dimanche dernier. C’est déjà un peu plus qu’à pareille date en 2013 (4 %), mais largement en retard sur la moyenne des cinq dernières années (14 %).

En Iowa, 5 % des superficies en maïs sont ensemencées, alors que la moyenne sur cinq ans au 20 avril est de 22 %.

Plusieurs États ont fait beaucoup de progrès la semaine dernière, dont le Missouri et le Kansas. Plus au nord, par contre, les semis n’étaient pas encore commencés, notamment au Michigan et au Minnesota.

Ces retards exercent une pression à la hausse sur le prix du maïs, mais les analystes prévoient que dès que les semis se mettront à s’accélérer, le prix pourrait fléchir.

Les producteurs américains ne s’inquiètent pas outre mesure. La situation est semblable à celle de 2013. Les semis avaient connus un départ très lent, puis avaient progressé de 40 % en une semaine au début mai.

Le Midwest et les Plaines aux États-Unis sont pris dans une situation de « catch-22 » : d’une part, les sols sont secs et auront besoin d’humidité pour abreuver les plants, tandis que les faibles précipitations fréquentes empêchent les semis de progresser. On a besoin de temps sec pour semer, mais aussi de temps pluvieux pour que le blé d’hiver survive.

D’après les échos recueillis sur internet, les planteurs sont en action cette semaine ici et là dans le Midwest, selon les conditions locales. Les prévisions météorologiques pointent vers une fenêtre de beau temps au début mai.

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