V – Plus de rendement S.V.P.

Au Québec, les rendements moyens en soya stagnent, voire diminuent. Pourquoi? Le Bulletin.com a recueilli l’avis d’experts de l’industrie.

Dans ce cinquième et dernier article d’une série, on examine la question du puceron et des maladies. Est-il préférable d’utiliser des traitements de semence? Faut-il choisir nos variétés en fonction de leur résistance aux maladies?

Puceron et maladies

« Le puceron du soya et la rouille sont deux problèmes auxquels les producteurs de soya auront à faire face désormais. L’introduction de variétés résistantes ainsi que l’utilisation d’insecticides et de fongicides aideront à gérer ces ennemis, mais le producteur devra surveiller davantage. » – Phil Bailey, SeCan

« Une infestation sévère de pucerons peut diminuer sensiblement le rendement en prélevant les liquides de la plante, indispensables à la croissance et au remplissage du grain. Plus le plant est attaqué jeune, plus la perte de rendement sera élevée. En cas d’infestation importante, soit plus de 250 pucerons par plant en croissance, l’utilisation d’un insecticide est recommandée. » – Suzie Le Sauteur, PRO Seeds

« Les champions américains de rendement atteignent souvent leur record sous densités élevées. Dans notre réalité québécoise, ces densités élevées peuvent créer d’autres records ! En effet, un champ riche, une culture imposante, une humidité stagnante lors de la floraison et une densité de plant serrée sont les ingrédients parfaits pour créer une infestation de moisissure blanche ! Pour s’en sauver, mieux vaut choisir une variété tolérante, un écartement et un peuplement en fonction de la richesse du sol et de la date de semis. » – Patrick Leduc et Annie DesRosiers, Pioneer

« Après plusieurs rotations incluant du soya dans le même champ, les maladies sont bien installées : les maladies de sol au départ et la sclérotiniose au cours de la saison de croissance. Ceci sans parler de la pourriture phytophthoréenne, de la mort subite et de la tige brune qui sont des maladies progressant de plus en plus sous nos conditions. Les solutions : un traitement de semences pour un semis dans des conditions non optimales (ex. : semis direct en sol froid), utilisation de variétés plus résistantes ou tolérantes aux maladies ou encore rotation plus longue sans soya ou sans cultures sensibles dans les champs à problèmes. » – Suzie Le Sauteur, PRO Seeds

« L’utilisation de traitement de semences dans le soya est très peu répandue au Québec. Pourtant, avec les conditions froides et humides que nous connaissons souvent au printemps, nous aurions avantage à traiter la semence pour la protéger contre la fonte de semis et les insectes printaniers. L’utilisation d’un traitement comme le CruiserMaxx Beans offre une bonne protection et assure une levée des plants plus uniforme, ce qui aide à maximiser les rendements et à payer l’investissement du traitement. La partie insecticide du traitement aide à protéger le jeune plant de l’arrivée des premiers pucerons du soya. »  – Marie-Andrée Noël, Croplan Genetics

Consultez les articles précédents:

I – Plus de rendement S.V.P.

II – Plus de rendement S.V.P.

III – Plus de rendement S.V.P.

IV – Plus de rendement S.V.P.

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