Vache folle : déclaration du ministre de l’agriculture

Ottawa (Ontario), 30 décembre 2003 – « Les autorités américaines ont annoncé que les États-Unis allaient mettre en place de nouvelles mesures qui renforceraient le système intégré d’intervention pour atténuer les risques d’introduction de l’ESB et prévenir la propagation de cette maladie en Amérique du Nord.

L’annonce des États-Unis est un autre témoignage de la détermination et de la vigilance communes dont nos deux pays font preuve pour protéger la santé du public et des animaux en Amérique du Nord. Les nouvelles mesures américaines vont de pair avec bon nombre des mesures de protection que le Canada a déjà mises en place. En outre, je félicite les États-Unis de s’être engagés à inviter une équipe d’experts internationaux pour examiner l’enquête américaine, comme le Canada l’a fait à la suite de sa propre enquête plus tôt cette année.

Depuis sa création en 1992, le programme de surveillance du Canada a été élargi et amélioré de façon à tenir compte de l’évolution des normes internationales, de l’amélioration des connaissances sur l’ESB et des avancées technologiques. Le programme de surveillance du Canada vise les animaux les plus susceptibles d’avoir contracté l’ESB. Tous les animaux testés à l’abattage, notamment les animaux « couchés », c’est-à-dire incapables de se lever, et ceux qui montrent des symptômes apparentés à l’ESB, sont assujettis aux mêmes mesures de mise à l’épreuve et de rétention que les États-Unis ont annoncées aujourd’hui.

La mesure préventive concernant l’élimination des matières à risque spécifiées au moment de l’abattage est comparable à certaines mesures annoncées auparavant au Canada. Il s’agit de la disposition la plus importante pour empêcher l’introduction de matières infectieuses dans le système alimentaire. Il y a aussi le programme canadien d’identification des bovins qui est entré en vigueur en 2001.

La détection de cas d’ESB au Canada et aux États-Unis, peu importe leur origine, nous a fait réaliser davantage que le marché nord-américain est intégré et qu’il est nécessaire de prendre des mesures cohérentes, appropriées et efficaces des deux côtés de la frontière. Au cours de la conversation téléphonique que nous avons eue aujourd’hui, la secrétaire américaine à l’Agriculture Ann Veneman et moi-même avons confirmé notre intention de continuer à travailler en collaboration étroite dans ce dossier.

Compte tenu de l’intégration historique du commerce canado-américain et des facteurs de risque communs aux deux pays, nous avons décidé d’adopter une approche nord-américaine pour la lutte contre l’ESB. J’espère que nous pourrons maintenir cet esprit de coopération et peaufiner ensemble nos mesures de lutte respectives pour enrayer l’ESB le plus efficacement possible sur notre continent. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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