Évaluation des aliments issus des OGM

Rome (Italie), 3 juillet 2003 – La commission de l’ONU du Codex Alimentarius est parvenue à un accord sur un protocole international d’évaluation de la sécurité ou des risques pour la santé des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM), a annoncé son président, Tom Billy.

« Une série de quatre documents a été adoptée, qui sont des instruments à la disposition des gouvernements pour évaluer la sécurité des aliments dérivés des OGM », a déclaré M. Billy, lors d’une conférence de presse à Rome, au siège de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« Cela ne signifie pas que tous les aliments OGM soient bons pour la santé, mais l’on peut être tranquille sur le fait qu’un pays qui suivra le protocole sera à même de trancher sur la sécurité de tel ou tel aliment », a-t-il ajouté.

« Nous avons cherché à couvrir tous les risques du point de vue de santé alimentaire, mais pas les risques pour l’environnement », qui n’entrent pas dans le champ de compétences du Codex, a-t-il précisé.

« La commission a adopté ces textes à l’unanimité », a précisé le secrétaire général du Codex, Alan Randell, soulignant la participation record de plus de 126 pays à la réunion du Codex.

L’accord semble cependant loin d’éteindre la controverse sur les OGM, opposant notamment l’Union européenne et les Etats-Unis qui ont porté l’affaire devant l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) en mai dernier, car « des divisions demeurent concernant l’étiquetage », a souligné M. Randell.

Les Etats membres bataillent sur ce sujet depuis environ dix ans au sein du Codex et en l’absence d’accord, les aliments à base d’OGM, même reconnus sains en vertu du protocole scientifique du Codex, se heurteront à des problèmes.

De manière schématique, a expliqué à l’AFP un expert de la FAO, certains pays estiment qu’il faut mentionner la présence d’OGM dès la première molécule.

D’autres redoutent que l’étiquetage à outrance se tranforme en une redoutable arme commerciale handicapant le produit sur certains marchés.

Le Codex n’est pas le forum destiné à résoudre les problèmes commerciaux mais les règles qu’il édicte servent de référence à l’OMC.

La réunion du Codex, instance conjointe de la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), se poursuit jusqu’au 7 juillet.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
http://www.fao.org

Organisation mondiale de la santé (OMS)
http://www.who.int/

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