Vers une troisième voie en agriculture?

La question de l’avenir de l’agriculture irait au-delà du discours entre bio et conventionnel.

L’Agence Science Presse s’est penchée sur les différents choix auxquels est confrontée la pratique de l’agriculture devant les défis croissants du secteur.

L’agriculture a réussi à nourrir une population mondiale qui a presque triplé en 60 ans, grâce à la mécanisation, les innovations technologiques et la spécialisation des cultures. D’un autre côté, la santé des sols s’est détériorée, tout comme la biodiversité. Les pratiques culturales ont également un impact négatif sur les changements climatiques. Et paradoxalement, la faim dans le monde augmente alors que l’alimentation à l'occidental s’est élargie en entrainant une détérioration de la santé de la population.

Les pratiques liées à l’agroécologie ont été mises de l’avant comme solutions. Elles comprennent  un ensemble de méthodes agricoles, soient l’agroforesterie, la permaculture, le semis direct, les sylvopâturages, les cultures de couverture et les rotations de cultures diversifiées.

Il n’existe pas cependant de panacée universelle puisque ces pratiques ne pourront résoudre tous les problèmes actuels. Par exemple, l’agriculture biologique donne un rendement moindre à l’hectare que l’agriculture conventionnelle, ce qui voudrait dire qu’il faudrait cultiver plus pour le même rendement. Il faudra par contre nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d’ici 2050, ou une hausse de la production alimentaire de 70%.

Une approche appelée de «troisième voie» serait donc la plus viable en s’inspirant de l’ensemble des approches, à la fois productive et durable. L’Agence Science Presse indique que la réduction des pesticides, qui compose l’objectif principal du Plan d’Agriculture durable du MAPAQ, en est un bon exemple.

La réduction de la consommation de protéines d’origine animale est aussi un élément à une agriculture plus durable puisque la production d’animaux destinés à l’alimentation est plus polluante et celle qui exige le plus de superficie de terres agricoles, souligne l’agence de presse.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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