Gazon anti-érosion (suite)

À la Ferme Réal et Serge Lanciaux, Philip Lanciaux mélange la semence de ray-grass à l’engrais granulaire lors de la fertilisation en postlevée. Comme le mélange est réalisé peu de temps avant l’épandage, on évite toute interaction nuisible entre la semence et l’engrais. La semence de ray-grass étant plus légère, elle n’est projetée que sur environ 10 m (30 pi à 35 pi).

Lors d’un premier essai en 2011, Philip Lanciaux a eu l’idée de réduire sa dose d’engrais et de chevaucher les passages de l’épandeur traditionnel en circulant aux 30 pi. Cela a donné une bonne fertilisation et une répartition homogène de la semence. Cette technique s’est avérée judicieuse, puisqu’en 2012, l’épandage d’engrais s’est fait à la matière habituelle et la population de ray-grass est plus faible sur les rangs les plus loin du passage de l’épandeur.

Lors de la visite du Bulletin en octobre dernier, il y avait peu de traces des pneus des équipements de récolte sur les 8 ha ensemencés de ray-grass. « Même si le ray-grass n’est pas très développé au moment de la récolte, ça fait une différence pour la portance de la machinerie », affirme Philip Lanciaux. Si le sol est très humide, par contre, la machinerie peut carrément détruire le ray-grass.

Au printemps, ce même champ sera labouré, puis on y sèmera du maïs-ensilage Roundup Ready pour une deuxième année consécutive. Après un désherbage au glyphosate viendra la fertilisation en postlevée, combinée à un autre semis de ray-grass.

« L’érosion, c’est le meilleur sol qui part. Avec le ray-grass, la seule dépense de plus est le coût de la semence. Ça ne me donne pas plus de rendement, mais en principe, avec l’apport en matière organique, ça devrait me rapporter », conclut Philip Lanciaux.

Lisez l’article au complet dans Le Bulletin des agriculteurs de décembre 2012.

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