Le soya aime les mycorhizes – 2e partie

Clément et Marcel Brie de la Ferme aux Quatre Vents de L’Islet emploient, quant à eux, des inoculants mycorhiziens dans le soya depuis 2008 et depuis deux ans dans le maïs. En 2008 et 2009, saisons où les précipitations furent abondantes, les mycorhizes n’ont pas eu un effet significatif sur la croissance et le rendement.

Néanmoins, cinq semaines consécutives sans pluie au cours de l’été 2010 ont permis aux mycorhizes de faire leurs preuves. « Nous avions semé du maïs sur du sable, raconte Clément Brie. Le maïs avec des mycorhizes est demeuré vert durant deux semaines de plus que celui sans mycorhizes. Il a quand même fini par souffrir aussi de la sécheresse, mais il a résisté plus longtemps. »

Cette même année, le soya mycorhizé semé sur du sable a connu un rendement supplémentaire de 375 à 500 kg/hectare par rapport au soya témoin qui a obtenu une moyenne de rendement de 1850 kg/hectare. Ceci représente un bonus de 20 à 25 % sur le rendement.

Les frères Brie ont aussi constaté le phénomène de stimulation de croissance dans leurs champs. « Ce printemps, mon voisin a semé du maïs dix jours avant nous dans un même type de sol et avec une fertilisation semblable, mais les croix sont quand même sorties plus tôt chez nous grâce aux mycorhizes», de dire Clément Brie.

Dans le soya, des observations durant la saison de croissance ont révélé que la masse racinaire était 1,5 fois plus importante dans le soya mycorhizé. La taille des tiges et le nombre de trifoliés étaient aussi supérieurs au témoin.

Les essais réalisés par Premier Tech, la compagnie conceptrice des inoculants mycorhiziens à base d’endomycorhize Glomus intraradices, confirment un développement plus rapide et des gains de rendement significatifs. L’an dernier, un essai commercial à Saint-Pie avec l’inoculant liquide dans le soya a entraîné une hausse de rendement de 10 %. Dans un autre essai, effectué au Lac-Saint-Jean avec l’inoculant en poudre, la différence de rendement fut de 7 % à l’avantage du soya mycorhizé.

Lisez l’article au complet dans votre Bulletin des agriculteurs du mois de novembre 2011.

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