Une 4e coupe de foin? Oui et non…

Avec un mercure de plus de 20 degrés Celsius dans le sud de la province, il est difficile de se convaincre que le mois d’octobre a réellement été entamé. La chaleur étant au rendez-vous, ainsi que le beau temps, il est tentant de faire une dernière coupe de foin pour l’année. C’est d’autant plus vrai que le temps très sec a limité les quantité de fourrages récoltés cette saison. Mais selon Chritian Duchesneau, expert fourrager et gazon chez Synagri, il faut voir s’y risquer seulement en dernier recours.

Avec un mercure de plus de 20 degrés Celsius dans le sud de la province dans la dernière semaine, il est difficile de se convaincre que le mois d’octobre a réellement été entamé. La chaleur étant au rendez-vous, ainsi que le beau temps, il est tentant de faire une dernière coupe de foin pour l’année. C’est d’autant plus vrai que le temps très sec a limité les quantité de fourrages récoltés cette saison dans plusieurs régions du Québec.

Mais selon Christian Duchesneau, expert fourrager et gazon chez Synagri, il faut s’y risquer seulement en dernier recours. “Si on a le choix, vaut mieux laisser le fourrage tel quel dans le champ pour assurer sa survie pour l’hiver. La plante a besoin de 6 à 8 pouces de haut pour bien passer l’hiver et offrir une adhérence à la neige qui va protéger la plante du froid”, explique l’agronome. Une période de plusieurs semaines après la dernière fauche et le début de la saison froide est nécessaires à la plante pour accumuler suffisamment de réserve.

Des exceptions s’appliquent toutefois. Si la régie de champs le permet, comme dans le cas d’un champ qui en est à sa dernière année de récolte, on pourrait se permettre d’y aller pour une coupe tardive. Il est aussi possible d’attendre qu’un gel mortel ait été enregistré dans le champ pour faire une dernière fauche.

Mais Christian Duchesneau ne recommande une fauche à cette époque de l’année qu’en dernier recours et suggère d’en parler avec son expert-conseil. “La plante se sert de sa croissance de fin de saison pour faire ses réserves et se protéger. Le mieux dans la plupart des cas est de ne pas faucher.”

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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