660 km de formation dans la dernière semaine

Publié: 29 mars 2016

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Pourtant, je suis déjà en mode printemps à compléter mes préparations d’équipements. Le décompte semis est là, je le sens. Si je ne m’étais pas déjà inscrit, je me serais sûrement trouvé une bonne raison de passer à côté en prétextant le manque de temps.

Une journée : 360 km de route pour échanger avec un groupe d’agriculteurs qui m’ont fait l’honneur de m’inviter. Avec la drôle de température, le trajet de retour de deux heures se transforme en un pèlerinage de trois heures digne de la semaine sainte.

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Ça coûterait moins cher aujourd'hui de laisser aller le cours d'eau dans intervention. On investit aujourd'hui afin de s'assurer de conserver l'énorme quantité de terre de chaque côté chez nous plutôt qu'elle se retrouve dans le lac Saint-Pierre dans le futur.

Quand l’eau et l’agriculture cohabitent

Le 5 février dernier, je participais au Sommet sur l’eau à Saint-Hyacinthe. J’ai expliqué les deux projets chez nous, soit l’évolution et les performances de notre bassin sédimentaire et le nouvel aménagement d’un cours d’eau avec chenal à deux niveaux.

Pendant qu’on avance à pas de tortue, je me remémore les événements clés de la journée. Je réfléchis à une question qui m’a été posée : quel a été l’élément déclencheur qui nous a motivés, mon frère et moi, à expérimenter sur la ferme. Euh, ça fait partie de nous. J’ai eu la chance de côtoyer des agronomes passionnés et des mentors agriculteurs qui m’ont donné la piqûre de toujours chercher à me dépasser. Très jeune, on a dû expérimenter pour nous démarquer, si on voulait réussir dans notre profession. On est devenu des « essayeux » de nature. Ça ne nous dérange pas de se planter à condition de savoir pourquoi. Aujourd’hui, prendre le temps de partager notre vécu, c’est une façon pour nous de transmettre le flambeau.

Le lendemain, 200 km additionnels pour assister à une formation sur les arbres à noix. Tant qu’à installer des bandes riveraines et des haies brises vents, pourquoi ne pas rendre ça plus beau, plus diversifié? Formation intéressante, beaucoup d’idées et de questions. Au final, je me dis qu’un jour ce serait « hot » d’implanter ça sur la ferme.

Innover, se dépasser, c’est ça notre profession : agriculteur!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Paul Caplette

Paul Caplette

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.