Battre le grain quand il est chaud!

À nos débuts dans les céréales, il nous arrivait souvent d’attendre plusieurs jours avant d’entreprendre la récolte parce que l’humidité du grain était trop élevée. Voyons! Des céréales, on sèche pas ça!

Maintenant, c’est tout le contraire. On s’organise pour récolter dès que les conditions de battage sont bonnes. Depuis quelques années, j’ai même l’impression que la fenêtre de récolte est de plus en plus courte.

Dès que la maturité du grain est atteinte et qu’on a un taux d’humidité externe en bas de 20 %, on récolte. Résultat : on a moins de perte au champ. Sans compter que plus on sort la récolte vite, moins on a de chance de laisser les maladies s’installer sur une belle récolte qui traîne au champ.

Cette année n’a pas fait exception. Beaucoup de difficulté à récolter en bas de 17 % d’humidité. Que faire?

Nous avions préparé trois silos pour éviter de mettre une trop grosse épaisseur de grain, ainsi on améliore la performance de la ventilation.

Deux de ces silos ont un brûleur à vapeur incorporé au ventilateur. On peut sécher le grain tout doucement avec une température de 4 ou 5 degrés plus haut que la température extérieure, sans dépasser 35 degrés Celsius afin de garder la germination.

On fait attention de ne pas dépasser la pression statique maximale de nos ventilateurs pour s’assurer d’une bonne performance de la ventilation. Nous avons aussi installé un contrôleur qui fait fonctionner les ventilateurs dans la fenêtre d’humidité relative de l’air désirée. De plus, on prend soin de niveler le haut du silo pour que l’air se déplace également dans la masse de grain.

Au moment d’écrire ces lignes, on vient tout juste de recevoir 80mm de pluie. Une semaine de nuage est à l’horizon. On a déjà 80% de notre blé d’hiver en sécurité. La preuve qu’il faut battre le grain quand il fait beau!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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