Condamné à produire

cprod-mais-blogue-97Dans le maïs-grain, on s’en sort à 0,75 $ le boisseau pour les travaux. J’ai de la difficulté à envisager de faire beaucoup mieux. On est déjà en bas de notre budget visé du côté de l’investissement, et même si on souhaite toujours améliorer le niveau de dépenses pour l’entretien des équipements, les améliorations sont de plus en plus difficiles à réaliser. Pour les frais variables, le budget semence coûte à lui seul 33 %, soit 0,65 $ le boisseau.

Ce poste de dépense monte d’année en année et ça devient un réflexe normal de vouloir l’optimiser au maximum en choisissant la bonne population tout en maximisant les escomptes d’achats. Mais quand je constate nos résultats d’évaluation sur la ferme qui oscillent de 2 t/ha entre le meilleur et le pire et que je pitonne ça dans la « machine à saucisse », wow, d’un seul coup de baguette magique, je vois fondre l’ensemble des postes du coût de production. Un excellent retour sur l’investissement temps et énergie qu’on déploie pour bien évaluer les hybrides sur la ferme pour finalement choisir le bon. En fait, j’achète plus que de la semence, j’investis sur une génétique qui me garantit un certain potentiel de rendement. À moi de favoriser les conditions gagnantes pour qu’elle s’exprime à son plein potentiel. Parce qu’au final, je suis condamné à produire si je veux jouer sur la même patinoire que mes compétiteurs.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

Commentaires