Enfin dans le champ !

Le premier semis est toujours un peu plus compliqué

Sur le rang Bellevue on trace en bottes, tandis que sur Picoudie on peut débuter le semis du blé de printemps. En semis direct le sol est plus portant et dès qu’on obtient 3 à 5 cm de terre sec on peut facilement circuler sans causer de tassement de sol.

Le premier semis est toujours un peu plus compliqué. On y va, on y va pas…on prend le temps de revérifier en bottes avec une pelle dans les mains question de bien évaluer l’uniformité du champ. Notre bon vieux semoir est prêt, mais une fois au champ on s’affaire à faire plusieurs ajustements sur place. Jamais facile de déterminer la profondeur idéale. On ne veut pas semer trop creux. On essaie de trouver le compromis idéal, car nos épandages de résidus de soya ne sont pas parfaitement uniformes. En plus, on s’est planté l’an dernier en semant pas tout à fait assez creux alors, cette année, j’ai le doute facile et je crois que je n’ai jamais autant gratté pour bien déterminer ma profondeur de semis. Ahhhh! trop creux…pas assez creux. Une fois ajusté à la profondeur désirée on revérifie la mise à niveau du semoir.

On s’assure de toujours installer nos sacs de plastique derrière les mêmes godets qu’on a identifiés pour éviter la variabilité d’un godet à l’autre.

Chaque tracteur a son propre niveau derrière le siège de l’opérateur. Notre dose de semis est déjà calculée en fonction du poids aux mille grains de notre semence. La trousse de calibration contient des sacs de plastique, des élastiques, une balance électronique, un ruban à mesurer et bien sûr un cahier de champs papier pour y noter toutes nos étapes. On s’assure de  toujours installer nos sacs de plastique derrière les mêmes godets qu’on a identifiés pour éviter la variabilité d’un godet à l’autre. Euh, oui il y a une certaine différence d’écoulement entre certains godets. En notant le chiffre de calibration et nos résultats ça nous sert de référence pour nos prochaines calibrations tout en documentant les détails de notre processus de travail.

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Anecdote: Même si le service part d’une bonne intention ça me frustrait quand le représentant de la conserverie décidait de refaire la calibration de notre semoir en plein milieu de l’avant-midi, et ce même si on avait pris le temps de bien se calibrer. Il y a un peu plus d’une dizaine d’années quand je l’ai vu arriver je lui ai présenté toutes mes données de calibration  que j’avais minutieusement faites à 4 heures le matin. Je lui ai fais comprendre que je n’avais surtout pas l’intention de recommencer les même opérations au beau soleil quand c’est le temps de semer. Après tout ça fait partie de nos compétences : Profession Agriculteur!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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