Entre deux nuages

Ça me gruge tellement que je me suis finalement brisé une dent avec mon bruxisme nocturne. J’ai toujours refusé de mettre tout le blâme sur la météo pour expliquer mes échecs de saisons. C’est vrai que je ne peux remplacer le soleil, mais au fil des ans, j’ai compris que pour être un meilleur agriculteur, je devais apprendre à observer, à planifier et à intervenir parfaitement avec des saisons trop souvent imparfaites et encore moins prévisibles.

Oui, je sais que statistiquement chaque jour de retard m’apporte une possible baisse de rendement. Mais semer pour réussir une date quand le sol n’est pas prêt, c’est rarement mieux. Les occasions où j’ai forcé un champ pour respecter une date et respecter des normes statistiques n’ont jamais été fructueuses. Dans le sport, on dit qu’on reconnaît souvent les grands quand ça compte et quand l’enjeu est crucial.

Alors cette année, c’est le temps d’élever mon ardeur au travail, mes heures. Mettre mes tripes sur la table et mettre à profit mes 37 ans d’expérience sur le terrain. Je connais mes sols et je me connais un peu mieux. Je dois juste oublier le calendrier, les prix du cme anémiques, la marge de crédit au plafond et me concentrer à faire de cette saison 2017 une saison exceptionnelle. Question de fierté : Profession Agriculteur!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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