J’ai déjà tout ce qu’il me faut…

Combien de fois ai-je été attiré par de nouveaux équipements, des produits prometteurs ou une nouvelle technique qui pourraient me permettre d’atteindre de meilleurs niveaux de performance sur la ferme? La tentation est souvent forte, j’ai l’impression que ce qu’on ne connaît pas nous apparaît souvent comme la nouvelle solution pour aller plus loin. Plus attirant, plus nouveau avec un petit « houuumf » de modernité. À la fin, je réalise souvent que j’ai déjà tout entre les mains. Il suffit juste de changer, de voir autrement.

Je peux facilement faire le même parallèle avec le plan de commercialisation de nos grains. Je ne peux qu’applaudir la quantité et la qualité de plusieurs formations offertes. L’information est accessible et une panoplie d’outils est disponible pour répondre à chaque situation qui pourrait se présenter. Mais, avant tout, je ne dois pas perdre de vue la base d’un bon plan de commercialisation.

La base, c’est la base! Beaucoup plus qu’un simple calcul mathématique qui nous permet de l’évaluer ($/tm/39,368 – $ contrat terme de maïs) ou ($/tm/36,744 – $ contrat terme de soya). C’est un excellent indicateur du positionnement du marché local. L’évaluer régulièrement me permet de suivre son évolution par rapport aux bases en situation de surplus versus une situation de marché en mode déficit. Quelques fois, elle se comporte bizarrement, mais avec le temps, j’ai appris à vivre avec ses hauts et ses bas. Suffit d’avoir un bon plan de match, de rester discipliné et de bien identifier les points de levier qui me permettront d’atteindre mes objectifs.

En fait, j’ai tout ce qu’il me faut. Il suffit d’y mettre encore plus d’énergie, d’innover dans ma façon de l’interpréter et d’être encore plus alerte. Ces temps-ci, le dollar canadien baisse entraînant les bases à la hausse. J’y vais en dollars américains ou en dollars canadiens? À suivre…

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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