Le sol me parle

Le tableau comparatif des trois dernières années montre la grande différence de pluviométrie de cette année : 50 % moins que 2015 et encore moins que 2014.

tableauAujourd’hui, je ne peux plus rien y faire et je dois seulement espérer que la pluie finisse par tomber. Par contre, quand je marche mes champs, j’observe des stress hydriques plus importants dans certaines zones. Si j’élimine les endroits plus sableux, il me reste quand même des zones dans le champ qui sont énigmatiques.

Pourquoi ça roule ici et que quelques mètres plus loin tout est ok? J’observe des différences d’un champ à l’autre. Même variété, même date de semis. On a pourtant reçu la même quantité de pluie partout. Une occasion idéale pour identifier ces zones et les localiser pour pouvoir diagnostiquer le comportement des racines et essayer d’observer s’il y a compaction ou s’il manque carrément d’amour.

Le sol me parle ces temps-ci et c’est à moi de prendre le temps de l’écouter, d’observer et de corriger les interventions qui m’ont amené à ces conditions. Ce n’est pas un nouvel équipement qui va changer les choses, mais plutôt moi qui doit changer ma façon de travailler. Équipements légers, rotations, couvertures de sol, semis direct… des techniques combinées qui vont me faire traverser plus facilement les périodes plus difficiles.

Présentement, le sol me parle, mais j’aimerais bien entendre la pluie!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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