Rendez-vous avec Gertrude

Publié: 28 juillet 2015

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Gertrude, vous la connaissez?
C’est pas ma cousine, ni ma grand-mère.

C’est notre moissonneuse. Je me rappelle encore quand on l’a achetée en 1991. Elle était usagée, mais c’était toute une machine. Une axial de bonne capacité, 4 roues motrices, air climatisé et avec une belle table à soya.

Considérant que notre budget était serré, on s’était donné des objectifs de performance et de longévité optimistes. Avec les années, on a fini par lui donner un nom, question de lui signifier qu’elle faisait partie de l’équipe.

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Ça coûterait moins cher aujourd'hui de laisser aller le cours d'eau dans intervention. On investit aujourd'hui afin de s'assurer de conserver l'énorme quantité de terre de chaque côté chez nous plutôt qu'elle se retrouve dans le lac Saint-Pierre dans le futur.

Quand l’eau et l’agriculture cohabitent

Le 5 février dernier, je participais au Sommet sur l’eau à Saint-Hyacinthe. J’ai expliqué les deux projets chez nous, soit l’évolution et les performances de notre bassin sédimentaire et le nouvel aménagement d’un cours d’eau avec chenal à deux niveaux.

Aujourd’hui, 25 ans plus tard, avec ses 8700 heures, je la connais par cœur. En cours de route : plusieurs réparations, ajout de roues doubles, d’un capteur de rendement GPS et une bonne cure de rajeunissement. Une bonne machine à l’ordre, ça fait la job.

Nos objectifs établis par nécessité se sont transformés en objectifs de performance et aussi de fierté. On pourrait viser le maximum de la vie utile.

Encore plus d’attention et de travail de préparation dans l’atelier ainsi qu’un bon journal de bord pour prévenir le remplacement des pièces un peu plus capricieuses. Ça rentabilise l’atelier et le cours de mécanicien, tout en baissant notre coût de production.

Il nous est arrivé de succomber au démon du midi et d’essayer une belle moissonneuse neuve. Wow! C’est spectaculaire : confort et capacité. La plus petite 2015 a deux fois la capacité de la notre, mais elle est aussi plus lourde en poids et en paiement!

Je réfléchis et je réalise que le séchoir et le transport doivent être améliorés pour obtenir un gain de temps réel. Alors pourquoi changer?

Aussi bien faire une récolte en cinq jours de plus à la ferme que de la faire en cinq jours de moins et aller faire du forfait 15 jours pour la rentabiliser!

Notre choix est fait… Rendez vous à 10,000 heures!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Paul Caplette

Paul Caplette

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.