Soya sans OGM, une démarche exigeante, mais payante

Sur la ferme, tout notre soya est sans OGM. Malgré ça, il faut quand même faire attention de ne pas contaminer nos lots avec du maïs ou d’autres grains OGM qui pourraient traîner ici et là.

On a développé une démarche de suivi intégrée à toutes nos opérations sur la ferme. On économise du temps si on planifie à l’avance tous les circuits de transbordement du précieux soya.

Pour nous, l’objectif n’est pas de tester sans OGM, mais bien d’assurer la pureté parfaite du lot qui se dirige vers le client.

Quand ça fait pratiquement huit ou neuf mois que le grain est sur la ferme, une seule erreur d’inattention peut nous faire tout perdre.

En plus du ménage de la moissonneuse, du semoir, du camion, des vis et du silo, il faut porter attention aux autres petits détails tels :
– les lattes sous la palette de semence ne contiennent pas d’autres grains;
– aucun grain sur le châssis du semoir;
– les grains collés à nos bottes quand on embarque dans la voiture;
– ne pas circuler au bout du champ avec une voiture qui pourrait laisser tomber des grains indésirables;
– vérifier le camion du transporteur même s’il mentionne qu’il est propre;
– nettoyer la boîte d’amortissement du tuyau élévateur;
– bloquer le tuyau élévateur pour éviter un accident de sélection de silo;
– faire une purge entre chaque période de transbordement.

Ces détails exigent beaucoup plus de travail et d’attention, mais si on tient compte des primes bonifiées au cours des dernières années pour les variétés IP et non-OGM, ça devient une démarche payante et une brosse rentable.

C’est aussi ça l’agriculture de précision!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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