Une clôture à neige végétale, pourquoi pas?

Plus de peur que de mal. En général, tous ceux qui, comme nous, ont des céréales d’hiver étaient inquiets des quantités de pluie annoncées. J’ai pris le temps de faire une tournée de champ juste avant. J’ai constaté que pour une rare fois, le sol n’était pas gelé sous le couvert de neige. Aucun effort pour sortir une motte de terre, puis le blé était bien vert et bien enraciné.

Ça fait déjà plusieurs années qu’on l’a remarqué : lorsqu’il y a un bon couvert de neige, le blé s’en sort toujours mieux, par exemple, près d’un boisé ou d’un fossé où les broussailles ne sont pas coupées. Pourquoi ne pas essayer de semer un couvert assez rigide pour ne pas écraser le blé et se tenir debout pour capter la neige?

On a donc semé du lin en rangée de 75 cm à la fin juillet avec comme objectif de semer le blé en septembre directement dedans. Le synchronisme des deux plantes semble bon. Avant la pluie, on avait 30 cm de neige entre les rangées de lin, comparativement à 14 cm seulement dans le blé semé sans couvert. Après le 20 mm de pluie reçu ici, on a conservé 50 % de notre couvert de neige dans les deux cas. La pluie ne s’est pratiquement pas rendue au sol et a formé une croûte en surface. Ça devrait nous donner une bonne protection pour le reste de l’hiver, à moins que Dame nature nous surprenne encore. On se dit souvent qu’on est chanceux d’avoir de la neige dans notre secteur. Facile de remarquer la proximité des boisés aux quatre points cardinaux, ajoutons nos brise-vents, le maïs laissé au sol, plus nos couverts végétaux. Gardons la neige chez nous!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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