Compaction : toujours rouler dans ses traces

ridel33Jean-Francois Ridel, un producteur de grandes cultures de Saint-Césaire, s’est inspiré pour son entreprise du gourou Clay Mitchell, le producteur américain de l’Iowa qui gère la circulation de sa machinerie sur ses terres en empruntant toujours les mêmes pistes.

En gérant la compaction, on vise à protéger les sols tout en augmentant les rendements et la rentabilité de la ferme. Jean-François Ridel, ferré en génie de la production automatisée et de systèmes GPS, a fait prendre un virage technologique à l’entreprise familiale dont il a pris la relève en 2007.

Le producteur a hérité d’une entreprise aux sols lourds. Maïs, blé, soya sont cultivés avec un travail minimum du sol et plusieurs champs ont été convertis à la culture sur billons permanents. Pour rouler dans les mêmes traces, presque tous les équipements sont dotés du même empâtement, les roues étant espacées de 3 mètres. Et le travail aux champs se fait en multiple de huit rangs.

La conversion des essieux du chariot à herbicide et du pulvérisateur ont été faciles. Par contre, celle du tracteur principal de la ferme a été plus laborieuse. Seule la moissonneuse batteuse déborde un peu des voies tracées sur la ferme. En planifiant ses passages et en adaptant sa machinerie, le producteur dit minimiser les problèmes de compaction, mais il estime aussi avoir récupéré des superficies cultivables.

Pour les intéressés, l’aventure de Jean-François Ridel est racontée en détail sous la plume d’André Dumont dans Le Bulletin de janvier 2016.

à propos de l'auteur

Journaliste, photographe et agroéconomiste

Nicolas Mesly

Nicolas Mesly est agroéconomiste, journaliste et photographe spécialisé dans les enjeux agroalimentaires. Il couvre les grandes cultures pour Le Bulletin des agriculteurs.

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