Des cas de chrysomèles des racines du maïs

La présence du ravageur a causé des dégâts importants dans certains champs

Plusieurs organismes, dont le Réseau d’avertissement phytosanitaire (RAP), ont  rapporté la présence dernièrement du ravageur dans plusieurs régions du Québec.

Les cas ont été signalés à Henryville, La Présentation, Saint-Damase (Montérégie) et aussi à Saint-Bonaventure (Centre-du-Québec), particulièrement la variante de l’Ouest (jaune et noir).

Les dommages sont visibles par l’apparition de plants qui ont la forme de cols d’oies (verse) et peut également affecter la pollinisation du maïs. Selon Stéphane Myre de Deklab, « l’observation des racines partiellement ou très sévèrement détruites démontre que des larves ont endommagé les systèmes racinaires plus tôt en saison (juin et juillet). Actuellement, il est difficile d’observer ces larves et c’est la présence d’adultes sur les feuilles et les soies qui est plus fréquente ». L’agronome rapporte des dégâts importants dans certains champs.

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Les sols lourds (loam argileux, argile et loam) et la monoculture favorisent grandement la présence des chrysomèles dans les champs de maïs, rappelle le RAP. Aucun insecticide foliaire n’est homologué contre les adultes de ce type de ravageur. Il faut donc prioriser la rotation en soya ou en céréales pour briser le cycle de développement. Une autre solution est d’utiliser du maïs Bt l’année suivant une infestation.

Le RAP ajoute que les adultes de l’altise à tête rouge et du scarabée japonais peuvent aussi s’attaquer aux feuilles et aux soies du maïs.

Les captures de papillons du ver-gris occidental des haricots sont également en augmentation à travers la province mais le RAP ne recommande pas d’intervention. Des 122 pièges à phéromones installés, 40 contenaient plus de 100 papillons. Les captures les plus importantes ont été faites à Shawville en Outaouais, àa Ste-Geneviève-de-Berthier dans Lanaudière, St-Nazaire-d’Acton en Montérégie-Est et Saint-Anicet en Montérégie-Ouest. La capture de papillons peut servir d’indicateur sans toutefois indiquer que les femelles pondront à cet endroit. Le seuil d’intervention économique est d’ailleurs basé sur la présence de masse d’œufs.

Du coté du soya

Pour une seconde année consécutive, le puceron du soya se fait rare dans les champs. Les populations dans les champs visités demeurent nulles ou faibles, rapporte le RAP.

La moyenne provinciale est d’environ 5 pucerons/plant, et la population maximale observée s’élevait à 80 pucerons/plant en moyenne, dans un champ situé à Saint-Rémi (Montérégie-Ouest). Le seuil d’alerte pour dépister les champs de soya est de 250 pucerons/plant.

Les défoliateurs sont toutefois présents. La présence de méloés cendrés, scarabées japonais, belles dames, criquets, chrysomèles du haricot et altises à tête rouge a été signalé. Le RAP recommande de consulter ces fiches et bulletins afin d’évaluer le pourcentage de défoliation et sur les seuils économiques d’intervention en fonction du stade de la culture.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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