Situation des prairies : urgence 911!!!

 

*Afin de faire suite à la chronique de la semaine dernière, et après avoir marché et discuté de plusieurs champs de plantes fourragères avec différentes personnes les derniers jours, voici les premières constatations qui ressortent :

Articles connexes

Montérégie est et ouest: Beaucoup de dommages à cause de la glace, peu importe l’année de la prairie ou le % de graminées dans le champ.  Ce n’est pas le déchaussement que l’on voit habituellement mais vraiment des racines asphyxiées qui commencent à pourrir (voir photo ci-jointe).

Rive-nord: Les dommages sont surtout dans les vieilles prairies et où la dernière coupe automnale a été effectuée.

Mauricie : Les implantations du printemps 2018 qui ont été faites avec des céréales récoltées en grain sont désolantes.  Le peu de précipitations a été absorbée par les céréales… Sinon, les prairies de deux ans et plus sont quand même belles.

Estrie : Plus on se rapproche de la Montérégie, plus les pertes sont importantes. Même des nouvelles implantations sont touchées.  On parle d’environ 30 à 40% pertes.

Lotbinière : La neige étant arrivée très tôt l’automne dernier et n’ayant jamais fondue, le sol ne semble pas avoir gelé et il y a très peu de pertes dans les luzernières. Cependant, les plants de luzerne sont pâles (jaunâtres) et tardent à repartir, comme s’ils avaient été trop longtemps recouverts de neige.

Beauce-Bellechasse : Départ très lent. On voit d’énormes écarts selon la régie de coupes. Difficile d’avoir un portrait global pour le moment.

Rimouski : Le sol est déjà sec. Peu de dégâts pour l’instant. Il reste de la neige sur les bords de champs et absence de pluie chaude pour le moment pour réveiller les plants.

Remèdes à appliquer

Voici quelques suggestions pour des sursemis si vous faites malheureusement partie des producteurs qui sont touchés par les dégâts d’hiver ou encore de la sécheresse de l’an passé.

Situation 1 : Implantation de l’an passé à base de luzerne, fourrage destiné aux vaches en lactation, besoin rapide de volume, désire garder la praire encore 3-4 ans, recherche digestibilité de la fibre

  • Mélange festulolium de type fétuque avec festulolium de type ray-grass (10 kg\ha)
  • Mélange fétuque à feuilles souples avec fétuque des prés (6 kg\ha)

Situation 2 : Prairie de 2 ou 3 ans qu’on désire conserver encore au moins 2 ans, en ensilage et avec recherche de protéines

  • Mélange avec du trèfle rouge et fléole (8 à 12 kg\ha selon si semences certifiées, selon le pourcentage de trèfle désiré au champ et selon les dommages).

Situation 3 : Prairie qu’on désire conserver seulement 1 an par manque de fourrage (on l’étire ici !)

  • Trèfle d’Alexandrie (trèfle annuel avec regain) (10 kg\ha) si on recherche de la protéine
  • Ray-grass italien ou westerwold (8 kg\ha) si on recherche du volume rapide
  • Mélange trèfle d’Alexandrie (10kg\ha) et ray-grass (4 kg\ha) si on veut du volume et un peu plus de protéine.

*Texte réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères. Les propos exprimés dans le texte relèvent toutefois de l’auteur et n’engagent pas le CQPF.

 

à propos de l'auteur

Commentaires