La légionnaire dans le canola

Pour la première fois au Québec, la légionnaire uniponctuée cause des dommages dans le canola. Autre grande première : cet insecte ravageur est arrivé si tôt ce printemps qu’on s’attend à une deuxième génération d’ici quelques semaines.

Selon le dernier avis du Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP), la semaine dernière, des infestations importantes étaient signalées dans les régions de l’Abitibi, de la Capitale-Nationale (comté de Portneuf), du Centre-du-Québec, de la Montérégie-Est et du Lac-Saint-Jean.

En Abitibi, plusieurs prairies sont endommagées par des populations élevées de larves dans le secteur de Palmarole, où des captures records d’adultes ont été observées. Une prairie à proximité du piège à phéromone a été complètement défoliée en une semaine. La situation semble plus rassurante au Témiscamingue, où l’on ne rapporte aucune infestation importante présentement.

Le dépistage demeure recommandé dans les régions suivantes : Abitibi, Bas-Saint-Laurent, Centre-du-Québec, Capitale-Nationale (portion sud), Montérégie-Est (portion nord) et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Dommages dans le canola
Pour la première fois au Québec, des dommages dans des champs de canola ont été rapportés, à un endroit au Bas-Saint-Laurent et un autre au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Il n’existe pas de seuil d’intervention connu pour la légionnaire uniponctuée. On suggère aux producteurs d’utiliser les seuils d’intervention recommandés dans l’Ouest contre la légionnaire bertha.

Le seuil d’intervention recommandé est de 20 larves de légionnaire bertha par mètre carré pour un prix de vente de 573 $/tonne et un coût de traitement de 37 $/hectare.

La seule matière active homologuée contre la légionnaire uniponctuée dans la culture du canola est le chlorpyrifos (LORSBAN 4 E, PYRINEX 480 EC, NUFOS 4 E, CITADEL 480 EC). Toutefois, ces produits sont extrêmement toxiques pour les abeilles et leur utilisation n’est pas autorisée durant la floraison du canola.

Deuxième génération
La légionnaire uniponctuée s’étant présentée au Québec dès le mois de mai, les experts du RAP prévoient une deuxième génération dans la même saison. Des adultes pourraient commencer à émerger de nos sols dans environ deux semaines. Aux États-Unis, cette deuxième génération d’adultes est courante, mais des dommages économiques causés par cette deuxième génération n’auraient pas encore été rapportés.

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