Le soya défonce le plafond de 2014

Le soya défonce le plafond de 2014

Le prix du soya à Chicago a atteint jeudi son niveau le plus élevé depuis juin 2014 pour les contrats à terme de juillet, les plus échangés à la bourse. Le prix de la fève a rejoint les 15,2400 $US. Les contrats à terme pour mai ont même atteint en séance 15,4300 $US.

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Source: Karen Braun, Reuters

Le maïs n'était pas en reste en dépassant la barre des 6 $US à 6,3150, pour les contrats à terme de juillet qui affichaient le plus fort volume. La limite de hausse de 0,25$US a été atteint d'ailleurs en journée. Il s'agit de son niveau le plus élevé depuis juin 2013, selon Reuters. Le prix du maïs a enregistré un gain de 94% depuis un an. Depuis le début de l'année, le gain est de 30% et le début avril, 17%.

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Source: Karen Braun, Reuters

Le blé n'était pas en reste. Pour la journée du 22 avril, le contrat à terme le plus échangé a dépassé les 7$US pour la première fois depuis mai 2014. Le prix du blé a gagné 11% depuis le début de l'année et 15% en avril jusqu'à maintenant. L'augmentation sur un an est de 31%.

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Source: Karen Braun, Reuters

La météo et la demande sont en cause dans la hausse des derniers jours. La seconde récolte au Brésil souffre de la sécheresse et les ensemencements ont ralenti aux États-Unis en raison d'une vague de froid accompagnée de neige et de pluie. Le froid fait également craindre quant aux impacts sur le blé d'hiver. En Europe aussi, les conditions sont difficiles. Après la chaleur du début du printemps, le froid qui perdure dans plusieurs pays a eu d'importants effets négatifs. Le gel a détruit de nombreuses cultures de céréales. La demande pour le blé serait lié à la pression exercée sur les stocks de maïs qui diminuent. La céréale est vue comme une alternative à l'alimentation des animaux.

Avec la demande toujours élevée en raison de la pandémie, la disponibilité de l'offre commence à causer ces soucis. La Chine devrait demeurer un important importateur de soya. Le département de l'Agriculture des États-Unis s'attend à des exportations records vers Pékin de 28 millions de tonnes. Une partie de la future récolte est d'ailleurs déjà vendue.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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