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Plus d’insectes et de pertes avec les changements climatiques

Une hausse de 2 degrés Celsius aura un impact sur le rendement de la production agricole mondiale, en raison de l’augmentation des populations d’insectes révèle une récente étude. L’étude publiée dans la revue Science a été effectuée par des chercheurs de l’Université de Washington. Elle démontre qu’en raison d’une caractéristique physiologique des insectes-plus il fait chaud, plus ils mangent-la hausse des température d’ici 2100 aura un impact direct sur les conditions des cultures. Cet aspect s’ajoute au fait que la hausse des températures dans les climats tempérés va favoriser la reproduction des insectes.

« Il y aura plus d’insectes, et ils mangeront plus », résume Curtis Deutsch, l’un des auteurs de l’étude, professeur d’océanographie à l’Université de Washington. La France, l’Europe et les États-Unis seront plus touchés que les pays des régions tropicales, comme le Brésil ou le Vietnam, où les insectes profitent déjà au maximum des conditions météorologiques, poursuit-il.

Une espèce invasive devrait particulièrement en profiter : le puceron russe du blé. Ce puceron vert d’un ou deux millimètres, qui a colonisé les États-Unis dans les années 1980, s’attaque au blé et à l’orge.

Selon les modèles de simulation, basé sur l’appétit supplémentaire des insectes stimulé par la chaleur, une perte de 50% dans le blé pourrait être enregistré et alors qu’elle serait de 30% pour le maïs. La Corn Belt et le Canada seraient particulièrement affectés.

La simulation ne tient toutefois pas compte d’une utilisation supplémentaire de pesticides ou d’autres mesures visant à contrôler les populations d’insectes.

Source: Wikiagri, Radio-Canada

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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