Pour de meilleurs rendements de maïs

La compilation de plus de 150 essais à travers les États-Unis et autres régions a révélé que le prélèvement de la culture de l’azote et le phosphore dans un ratio de 5 pour 1 ainsi que l’azote et le potassium dans un ratio de 1-1 étaient reliés à des rendements supérieurs, peu importe l’emplacement des essais. « La communauté agricole a mis beaucoup d’emphase sur l’azote comme moyen d’augmenter les rendements, mais cette étude souligne l’importance de l’équilibre entre les éléments nutritifs », rapporte Tony Vyn, professeur en agronomie de l’Université Purdue dans un récent article publié dans le Agronomy Journal. Les producteurs devraient se préoccuper autant de la disponibilité du potassium que celle de l’azote, puisque la demande du maïs pour ces deux éléments nutritifs est similaire, précise le professeur. C’est surtout dans les régions de l’est du Corn belt ( États américains ayant une forte proportion d’ensemencement du maïs aux États-Unis) que des déficiences ont été constatées.

L’étude a également révélé une grande différence entre l’azote fourni par le sol. En moyenne, le maïs pouvait compter sur 135 kg/ha d’azote (120 lb/acre) provenant du sol aux États-Unis et seulement 58 kg/ha (52 lb/acre) dans les autres régions. Cette différence peut s’expliquer par le contenu plus élevé en matière organique, l’historique de fertilisation et l’utilisation d’hybrides de maïs performants.

Les données de ces études recueillies entre 1976 et 2012 ont également révélé que l’efficacité individuelle des plants à absorber et à utiliser l’azote, le phosphore ou le potassium est restée relativement constante. Malgré la hausse des rendements durant cette période, les prélèvements par plant individuel n’ont pas beaucoup changé. Les nouvelles génétiques semblent plus efficaces en produisant plus de grains avec les mêmes éléments nutritifs. Par contre, il faut surveiller les quantités d’éléments exportés au moment de la récolte et ajuster la fertilisation en conséquence, conclut le spécialiste. On évite ainsi que les niveaux du sol descendent sous le point critique et nuisent aux futurs rendements.

Source : Ag Answers

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