Quand des étudiants troquent le banc d’école pour un siège de tracteur

En collaboration avec un équipementier, le Collège d’Alma a tenu sa journée de champ d’automne

C’était le branle-bas de combat à la ferme du Collège d’Alma le 3 octobre dernier. Une panoplie d’outils aratoires sillonnaient les champs en formant un étrange ballet. Les étudiants en agriculture de cette institution d’enseignement avaient échangé le banc d’école pour la cabine d’un tracteur.

«On tient ce genre de journée deux à trois fois par année, explique Nicolas St-Pierre, l’enseignant qui a organisé l’activité. Au printemps, la journée porte sur la préparation du lit de semence, le semis et la fertilisation. Cette fois-ci, c’était sur différents outils aratoires et un semoir semis direct.»

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Les étudiants du programme Gestion et technologies d’entreprise agricole étaient appelés à opérer tour à tour une charrue et deux types de déchaumeurs. Des spécialistes leur ont décrit au préalable comment ajuster chaque machine.

Détail frappant : machines comme tracteurs étaient tous de couleur oranger. «On organise ce genre d’activité en partenariat avec un fabricant d’équipement, explique Nicolas St-Pierre. Le collège ne pourrait posséder tous ces équipements. Cette fois-ci, on a reçu l’appui du concessionnaire local Zone Kubota ainsi que de Kubota Canada. La compagnie avait d’ailleurs délégué deux de ses experts pour familiariser les étudiants avec le fonctionnement de ses équipements.»

«J’ai développé au fil des ans un beau partenariat avec les concessionnaires régionaux et je discute beaucoup aussi avec les représentants des fabricants de machinerie», précise l’enseignant.

Les étudiants n’ont pas manifesté d’engouement particulier pour l’un des équipements, ce qui constitue à ses yeux un point positif. «Durant leur formation, on leur apprend à avoir l’esprit critique, lance-t-il. On leur enseigne que chaque équipement a son utilité. L’agriculture, c’est un monde de «ça dépend» : ça dépend du sol, de la culture, de la météo…»

«Ce qui est frappant lors de ce genre d’activité, poursuit-il, c’est le côté passionné des étudiants. Les gens de Kubota m’ont d’ailleurs fait la remarque qu’ils se sont montrés très attentifs du début à la fin. À voir le gros sourire qu’ils ont affiché tout au long de la journée, c’est clair que les étudiants appréciaient l’activité.»

Un texto envoyé par un élève à Nicolas St-Pierre à la fin de la journée ne laisse planer aucun doute à ce sujet. «Si on pouvait avoir encore plus d’activités de cette qualité, ce serait merveilleux!»

 

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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