Trier le blé un grain à la fois pour réduire les toxines

L’entreprise suédoise BoMill a mis au point une technologie permettant d’analyser et de trier les grains de blé individuellement selon leur qualité et leur contenu en protéines. Cette technologie appelée TriQ 30 a une capacité de 3 à 30 tonnes métriques à l’heure.

La plupart des équipements de criblage des grains utilisent la forme, la couleur, la grosseur ou la densité des grains pour séparer les lots. Parfois, les grains infectés par le champignon causant la fusariose et qui ont un contenu élevé en toxines n’affichent pas de symptômes importants et ne sont pas décelés avec ces équipements. Le TriQ 30 utilise les rayons proches infrarouges pour examiner l’intérieur des grains et ainsi déterminer la qualité des grains, dont le contenu en protéines et en toxines (DON). Par la suite, un système d’air comprimé élimine les grains non conformes. Des clients de l’Ouest canadien ont utilisé ces machines pour traiter des lots de grains déclassés. Une analyse standard a révélé un contenu moyen de 9,8 ppm de DON. Après traitement, ce même lot a été divisé selon différents critères de qualité : 4 % du lot contenait 145,4 ppm, 5 % testait 50,4 ppm et 14 % testait 13,6 ppm, mais 71 % testait moins de 2,2 % ppm. « Nous avons pu valoriser environ 70 % du lot de grains du producteur », rapporte Per Söderström, directeur du marketing pour BoMill.

TriQ 30 peut analyser cinq espèces de céréales : blé, blé durum, orge, avoine et épeautre. En plus du contenu en toxines, les grains peuvent être classés selon la vitrosité, le contenu en protéines et la capacité de maltage dans le cas de l’orge.

Source : Ontario Farmer

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