2014, une année marquante pour les éleveurs

Les éleveurs québécois ont vécu une année chargée 2014 avec notamment le retour des beaux jours. D’autres dossiers ont retenu l’attention, comme le bien-être animale et la menace sanitaire.

DEP

Pour les producteurs de porcs, l’année 2014 a débuté avec la menace de l’arrivée de la diarrhée épidémique porcine (DEP) en sol québécois et canadien. Le nombre de cas ne cessait de croître au sud de la frontière. C’est finalement chose faite le 22 janvier sur une ferme ontarienne et le 23 février au Québec.

Tout l’hiver, alors que le nombre de cas augmente au Canada, l’industrie québécoise est sur un pied d’alerte, mais évite le pire. À l’été, le nombre de cas est en nette diminution au Canada et aux États-Unis. Malgré quelques cas au Canada à l’automne, dont un au Québec le 5 novembre, la maladie semble sous contrôle

Prix des animaux

Dès le début de l’année 2014, le prix de la viande était en augmentation. En production porcine, le prix payé aux producteurs a connu une forte hausse dès la fin de février, atteignant un sommet en mars. Même si le prix a par la suite eu des hauts et des bas, les prix ont été élevés durant toute l’année. De bons prix jumelés à des prix des céréales à un niveau plus intéressants ont laissé entrevoir un retour à la rentabilité.

Les producteurs de bœufs ont aussi connu une très bonne année côté prix. Cependant, le cheptel nord-américain a diminué durant les dernières années, ce qui raréfie l’offre de veaux. Les prix sont donc très bons pour les producteurs vache-veau toujours en production.

Bien-être animal

Le bien-être animal a la cote dans toutes les productions. En production laitière, les producteurs voient de plus en plus d’avantages d’apporter plus de conforts aux vaches. En production porcine, la sortie en mars du nouveau nouveau Code de pratiques pour le soin et la manipulation des porcs par le Conseil canadien pour les soins aux animaux d’élevage sonne la fin des cages utilisées pendant toute la durée de la gestion des truies dès juillet 2014 pour les nouvelles installations ou le remplacement d’équipements.

Après le 31 décembre, les producteurs d’œufs ne pourront plus installer des cages conventionnelles. Dès le 1er janvier, tous les nouveaux équipements devront permettre aux oiseaux d’exprimer certains comportements, comme nicher et se percher.

Utilisation des antibiotiques

En avril 2014, Santé Canada annonçait qu’elle entame des démarches afin de réduire l’utilisation des antibiotiques pour les animaux destinés à l’alimentation.

Cohabitation

Les Éleveurs de porcs ont dévoilé leur rapport de responsabilité sociale, une innovation mondiale.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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