6 causes de métrites chez les troupeaux laitiers

La métrite, ou infection utérine, est une cause importante des problèmes de reproduction chez les troupeaux laitiers. Voici 6 facteurs qui peuvent contribuer à un taux d’infection plus élevé que d’habitude.

1. Les facteurs nutritionnels

Une cote d’état de chair élevée au moment du vêlage a été associée à une incidence plus élevée d’infections. Les vaches en excès de chair peuvent présenter un tonus musculaire utérin faible, une fatigue plus précoce pendant le vêlage et une plus forte incidence de naissances difficiles. D’un autre côté, les vaches trop maigres semblent être plus sensibles à l’infection. Il faut donc surveiller l’état de chair en fin de lactation afin que les vaches vêlent avec des cotes variant de 3,25 à 4 sur une échelle de 1 à 5.

Il est important de maintenir des niveaux adéquats de calcium, de sélénium et des vitamines A et E dans les rations. De faibles taux de calcium dans le sang peuvent contribuer aux rétentions placentaires entraînant une infection utérine. Il a été démontré que le sélénium améliore la contraction de l’utérus et agit en défense contre les maladies comme la métrite. D’autres études ont souligné que la supplémentation en sélénium et en vitamine E réduisait l’incidence de rétention placentaire dans les troupeaux où le niveau de ces nutriments était faible. La vitamine A est importante pour maintenir et réparer les tissus épithéliaux qui tapissent l’intérieur des organes.

2. L’environnement

Une attention scrupuleuse devrait être accordée à la désinfection avant, pendant et après le vêlage. À ce moment-là, le col de l’utérus est dilaté et l’utérus est exposé à une variété d’agents infectieux dans l’environnement, notamment les bactéries et les virus. Déjà irrité par le processus de vêlage, l’utérus est sensible à l’infection. Les enclos de maternité contaminés constituent un environnement idéal pour infecter l’appareil reproducteur.

3. L’assistance au vêlage

Ne pas fournir d’aide avant qu’il y en ait besoin. Interférer trop tôt dans le processus de vêlage peut causer plus de problèmes qu’il n’en résout. Avant de donner de l’aide, laver soigneusement la région périnéale avec du désinfectant, du savon et de l’eau. Les chaînes obstétriques et autres équipements doivent également être désinfectés. Utiliser des gants jetables pour protéger les vaches et les humains contre le transfert d’organismes infectieux.

4. Les infusions utérines post-partum

Pour tenter de prévenir les métrites, certains producteurs infusent chaque vache dans la semaine qui suit le vêlage. Plusieurs études ont montré que cette approche n’améliore pas le taux de conception. Seules les vaches qui développent une infection utérine doivent être infusées. Utiliser un produit efficace qui a été recommandé par un vétérinaire. L’utilisation de prostaglandines devient une thérapie plus populaire pour l’infection utérine que l’infusion d’antibiotiques.

5. Une mauvaise détection des chaleurs

Les agents infectieux sont plus susceptibles de s’établir dans l’utérus de la vache inséminée lorsqu’elle n’est pas en œstrus. Les œstrogènes présents pendant la chaleur améliorent la migration des leucocytes, le flux sanguin dans les tissus utérins et les contractions musculaires qui contribuent tous à neutraliser les bactéries envahissantes. Même si la vache est inséminée au bon moment, une technique insalubre, bâclée ou rugueuse peut submerger l’utérus par des traumatismes et des bactéries.

6. Les organismes pathogènes

Parmi la variété d’organismes trouvés dans l’utérus, certains sont plus pathogènes que d’autres. La bactérie Arcanobacterium pyogenes est un agent pathogène majeur de l’appareil reproducteur. Elle peut être seule ou conjointement avec d’autres micro-organismes tels que Fusobacterium necrophorum, Bacteroides spp. ou Escherichia coli. L’utilisation de la gaine protégée ou de la technique d’insémination par double tige peut contrôler le transfert de certains organismes dans l’utérus.

Un programme de santé du troupeau est essentiel au maintien de la santé de l’utérus et à l’identification des facteurs problématiques potentiels. Les examens post-partum aideront à identifier les problèmes tôt afin qu’un traitement efficace puisse être administré dans des situations appropriées.

Source : PennState Extension, septembre 2017

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