Attention à la période-clé après le vêlage!

L’objectif est d’avoir un veau qui vêle le plus naturellement possible et en santé, mais ce n’est pas toujours le cas. La métrite, cette infection bactérienne, peut survenir.

Dans un article de William DeKay paru dans le Western Producer, le professeur adjoint Colin Palmer du Western College of Veterinary Medecine de l’Université de Saskatchewan, dit que la période postpartum est la période la plus importante dans la vie reproductive d’une vache.

« Nos troupeaux deviennent plus gros et notre gestion s’améliore, dit-il. En général, nos producteurs font un meilleur travail en ce qui a trait aux maladies que nous voyons. » Il est cependant important de faire certains rappels pour éviter la métrite.

– Pour différentes raisons, dont le stress lié à une production élevée et la présence de bactéries dans l’environnement des trayons, les vaches laitières sont plus susceptibles aux métrites que les vaches de boucherie. Elles sont aussi plus souvent examinées.

– La rétention placentaire est une source possible d’infection bactérienne et donc de métrite. Il ne faut pas tirer sur le placenta. « Retirer le placenta cause plus de dommages que de bien, dit Colin Palmer. Souvent chez les vaches de boucherie, nous attendons et regardons ce qui se passe. Si elles semblent dépressives, alors nous pouvons les mettre sous antibiotiques parce qu’elles montrent des signes de métrite. »

– Les symptômes les plus fréquents lors d’une métrite sont la rétention placentaire, un faible appétit et une diminution de la production laitière.

– Les gros veaux ont le plus de chances de nécessiter une césarienne. Il est mieux d’avoir un petit veau vivant qu’un gros veau mort.

– Une intervention rapide lorsqu’il y a un problème de mise-bas diminue les chances de faire entrer des bactéries dans l’utérus. « Si le producteur remarque une rétention placentaire ou si les vaches ont une odeur qui semble désagréable, faites-les traiter rapidement, de telle sorte que ça aggravera pas la métrite », explique la vétérinaire praticienne Deana Schenher, de l’Alberta.

à propos de l'auteur

Commentaires