Le Porcast est maintenant diffusé en anglais

Des diffusions auront lieu successivement en français et en anglais

Jean-Philippe Martineau et Louis-Philippe Roy animent le Porcast.

Le 29 octobre dernier, en pleine pandémie de COVID-19, deux amis, un producteur de porcs et son conseiller en alimentation, mettaient en ligne des présentations en direct sur Facebook qu’ils ont appelé Porcast, mot contracté pour «porc» et «podcast».. Lors de chaque rencontre, ils abordent un aspect précis de l’élevage et répondent en direct aux questions de l’auditoire.

L’événement mensuel est devenu populaire au point où des producteurs anglophones leur ont demandé de partir le « show » en anglais. La page du Porcast est en effet rendue à près de 1300 abonnés et le nombre augmente constamment. Le premier Porcast en anglais a été présenté le 11 mars 2021 et portait sur le sujet de l’insémination des truies.

Les deux amis sont Louis-Philippe Roy, copropriétaire de la ferme de type naisseur-finisseur Les Cochons du Roy de Saint-Michel-de-Bellechasse, et son conseiller, l’agronome Jean-Philippe Martineau de Nutrition Athéna et Groupe Cérès. Le fait qu’ils soient amis dans la vie influence le ton de la présentation. Avant la COVID, ils allaient souper chez l’un ou chez l’autre.

« C’est moi qui ai poussé JP. Au début c’était juste une idée de podcast », raconte Louis-Philippe qui est un grand fan de baladodiffusions. Mais Jean-Philippe ne voulait pas. Puis, il s’est dit qu’avec des vidéos, ce serait intéressant. Après discussions, le format actuel du Porcast est né.

« Le live est super important, dit Jean-Philippe. On ne voulait pas un style entrevue avec des questions. On a fait un mixt de tout ce qu’on a vu. »

Ils ne voulaient pas insister sur l’employeur de Jean-Philippe ou encore mettre de l’avant le fait que Louis-Philippe est impliqué au sein des Éleveurs de porcs du Québec.

Ils ne voulaient pas non plus de commanditaires. Ils veulent être libres de pouvoir dire ce qu’ils veulent. Ils ne veulent pas que ça devienne une plateforme pour faire la promotion de marques ou de produits. Plus la plateforme devient populaire, plus ils reçoivent de demandes en ce sens.

Ils ont quand même des frais, même s’ils sont peu élevés, principalement pour la technologie et pour les outils promotionnels. Ils s’affichent en effet avec des chandails et des casquettes avec le logo du Porcast.

« C’est du bénévolat », dit Jean-Philippe. Il y a très peu de préparation. Lorsqu’ils ont choisi un sujet, ils l’affichent sur leur page et demandent aux gens de leurs envoyer du matériel, des photos et des vidéos. Et même des questions. Jean-Philippe demande à quelques personnes ciblées de lui envoyer des vidéos et Louis-Philippe filme ce qu’il fait à sa ferme, souvent la journée-même de l’événement. Après, c’est très spontané. Ils jasent sur le sujet, racontent des anecdotes et même rigolent ensemble.

Le format anglophone suit la même dynamique, même si la langue est un léger handicap. Alors que dans le format francophone Louis-Philippe parle davantage, en anglais, c’est Jean-Philippe qui parle le plus. Il faut dire qu'il a travaillé dans l’Ouest canadien pendant quelques années et qu’il travaille encore avec HyLife.

Avec le « show » en anglais, le Porcast est maintenant diffusé deux fois par mois, une fois dans chaque langue, avec des sujets différents en français et en anglais. Ils ne manquent pas d’idées de sujets. Le balado est aussi disponible sur Spotify, mais en format audio. C'est la page Facebook qui est la plus populaire.

Le magazine Le Bulletin des agriculteurs présentera bientôt un article sur un sujet de l’élevage porcin réalisé lors d’une entrevue avec Jean-Philippe Martineau et Louis-Philippe Roy.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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