Les moniteurs d’activité automatisés prouvent leur efficacité

Les moniteurs d’activité automatisés (MAA) sont de plus en plus populaires sur les fermes laitières canadiennes. Il y a une bonne raison à cela : ils sont efficaces. Tout simplement.

Une recherche financée par les Producteurs laitiers du Canada a montré que ces moniteurs peuvent fonctionner aussi bien que les protocoles de synchronisation tout en prédisant également quelles vaches seront les plus fertiles.

Voilà ce que nous apprend un article coécrit par le chercheur Ronaldo Cerri de l’Université de la Colombie-Britannique et la chercheure au post-doctorat Meagn King, de l’Université de Guelph, publié dans le Blogue recherche laitière de la Grappe de recherche laitière.

Seulement 10% des fermes laitières canadiennes utilisent les colliers ou les podomètres comme principale stratégie de gestion de la reproduction. La détection visuelle des chaleurs et l’insémination artificielle à temps prédéterminée sont encore davantage utilisées que les MAA. Toutefois, l’utilisation de plus en plus controversée des hormones pourrait amener les producteurs laitiers à se tourner davantage vers les moniteurs d’activité automatisés.

Voici les principaux résultats et les principales constatations tirés de deux essais importants, comparant les MAA et l’insémination à temps déterminé, menés sur le terrain en Ontario et en Colombie-Britannique financés par la Grappe de recherche laitière 2 et supervisés par Ronaldo Cerri de l’Université de la Colombie-Britannique et les étudiants Tracy Burnett, Augusto Madureira et Liam Polsky :

  • Les taux de gestation par insémination artificiel et par jour ouvert étaient similaires.
  • Les vaches ayant des chaleurs intenses et des changements importants de leur activité (durant l’œstrus spontané et induit) avaient de meilleurs taux de gestation par insémination artificielle et étaient plus fertiles, comparativement aux vaches ayant des chaleurs de faibles intensité et qui présentaient plus fréquemment un défaut d’ovulation.
  • Les vaches se retrouvant parmi les 25 % les plus productives avaient les chaleurs les moins intenses et les plus courtes.
  • Les vaches plus âgées, celles ayant un état de chair faible et celles ayant un indice température-humidité élevé (plus de 65) ont également montré un comportement œstral plus faible.
  • Le meilleur programme de reproduction pour chaque ferme peut varier selon les forces de la ferme, particulièrement selon qu’elles parviennent mieux à utiliser les MAA ou les horaires d’injection correctement et uniformément.
  • Il faudrait tenir compte des différences de points de vue et de préférences des producteurs laitiers canadiens au moment de choisir les outils optimaux de gestion de la reproduction (mis en évidence dans un sondage national effectué par José Denis-Robichaud).
  • Pour les fermes qui obtiennent déjà des taux de conception de 30 à 35 % en pratiquant la mise à la reproduction durant l’œstrus, cela restera plus rentable que d’effectuer les protocoles complets de synchronisation.

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