Nettoyage à la glace sèche des poulaillers

Lorsqu’il a construit son poulailler dernier cri équipé de cages enrichies, des cages grand format aménagées avec entre autres des perchoirs et des nids, Maurice Richard a choisi de laver le nouvel investissement avec de la glace sèche. « On sèche le fumier, explique-t-il. On veut donc avoir le moins d’eau possible. »

De plus en plus, les producteurs d’oeufs de consommation gèrent leur fumier sec, mais la Ferme avicole Paul Richard et fils, de Rivière-Héva, en Abitibi, va plus loin. Le fumier est granulé. Il doit donc être le plus sec possible.

Maurice Richard voyait un deuxième avantage au nettoyage cryogénique : prolonger la durée de vie de son nouvel investissement. Le nettoyage à l’eau des poulaillers nécessite une grande quantité d’eau. Il en résulte des murs de bois imbibés. De l’eau s’accumule dans les équipements, comme les gobelets d’abreuvement ou les chaînes d’alimentation. Ce qui cause une corrosion précoce des équipements. D’autant plus que le contact entre l’eau et les fientes crée une production d’ammoniac, un gaz nocif dans l’air.

La qualité du nettoyage est impressionnante. Un petit chariot contient la glace sèche. Par l’air, les grains sont projetés par un boyau. Le débit d’air peut être ajusté. Différents embouts sont utilisés selon le résultat voulu. Dans cette première vidéo, voyez ce type de nettoyage en action.

À venir: dans une seconde vidéo, apprenez-en davantage sur le principe de fonctionnement.

Le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) et la Fédération des producteurs d’oeufs de consommation ont produit un brochure Bio Tendance le nettoyage cryogénique : une alternative propre pour l’industrie agroalimentaire. Elle est disponible gratuitement sur le site du CQVB.

Cet article est un complément de l’article Nettoyage à sec pour poulaillers publié dans le numéro de septembre 2013 du Bulletin des agriculteurs.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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