Que faire avec une vache déprimée?

Les vaches peuvent être pessimistes et cela affecte leur capacité à faire face au stress.

Être optimiste dans la vie peut prévenir le stress. Eh bien, c’est aussi vrai pour les vaches laitières! Selon une nouvelle étude de l’Université de la Colombie-Britannique, les vaches laitières peuvent être optimistes ou pessimistes dès leur jeune âge et leur perspective inhérente peut prédire leur capacité à faire face au stress.

Benjamin Lecorps, étudiant au doctorat dans le programme de bien-être animal, a déclaré que l’étude a des implications pour le bien-être animal et suggère des points communs entre le monde humain et le monde animal. « Chez les humains, nous savons que les traits de personnalité peuvent vraiment affecter la façon dont les gens font face au stress ou aux défis et peuvent même affecter leur vie sociale et ainsi de suite. Nous nous demandions vraiment si cela s’appliquait aussi aux animaux », explique Benjamin Lecorps.

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L’étude, publiée dans Scientific Reports, a testé comment les veaux qui avaient été identifiés comme craintifs, sociables, pessimistes ou optimistes réagissaient dans des situations stressantes comme le transport d’une étable à une autre. Les tests de stress ont eu lieu quatre mois après l’identification de leurs traits de personnalité à l’âge de 25 à 50 jours. Le chercheur a observé que les veaux les plus pessimistes étaient plus bruyants et avaient des températures oculaires plus élevées, ce qui est un signe de stress. La température des yeux augmente lorsqu’un animal se sent menacé parce que le système nerveux sympathique est activé et augmente le flux sanguin vers les yeux.

« Bien que l’optimisme ait été étudié comme l’un des principaux prédicteurs de la façon dont les humains font face aux facteurs de stress, ce qui a des répercussions sur leur vie sociale et leur santé mentale, peu d’études ont porté sur le pessimisme et l’optimisme des autres espèces », indique le chercheur.

Les traits de personnalité ont souvent été étudiés en tant que moyenne d’une espèce ou d’un troupeau, mais il est important de tenir compte des individus lorsqu’on considère le bien-être animal, car certains veaux seront plus vulnérables aux défis que d’autres.

Selon le chercheur, l’étude pourrait être utilisée pour aider les agriculteurs à déterminer quels animaux seront plus résistants et pour leur permettre d’améliorer la santé générale de leur troupeau laitier. « Si nous avons des animaux qui sont plus vulnérables au stress, il est probable qu’ils seront plus susceptibles d’être malades plus tard dans leur vie ou de ne pas du tout faire face aux situations difficiles auxquelles ils peuvent être soumis en élevage au quotidien », ajoute M. Lecorps.

Source : National Post, Amy Smart

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