Visite virtuelle de la ferme Comestar

La ferme de renommée internationale vient d'inaugurer une nouvelle étable.

De toutes les entreprises laitières du Québec, Comestar Holstein de Victoriaville est la plus reconnue à travers le monde. Aujourd’hui, avec une relève qui prend de plus en plus de place à la barre de l’entreprise, c’est un nouveau chapitre qui débute. Et quoi de mieux que la construction d’une nouvelle étable pour marquer cette nouvelle étape?

Le 20 mai 2003 marque un tournant dans l’avenir de la Ferme Comestar. Marc Comtois décide alors de changer l’orientation de son entreprise laitière. Jusqu’alors, il se spécialisait dans la génétique. Il a continué dans cette voie, mais ce jour où les frontières canadiennes se sont fermées à l’exportation d’animaux vivants en raison de la crise de la vache folle, il s’est senti trop vulnérable. Depuis, il a acheté du quota tous les mois. Aujourd’hui, 95% du revenu de l’entreprise provient du lait. Le restant est issu de la vente de génétique. En 2003, c’était l’inverse.

Encore une fois, Marc Comtois avait démontré son flair de visionnaire. Aujourd’hui, les centres d’inséminations, grâce à la génomique, occupent de plus en plus de place dans le développement de la génétique laitière au pays. L’an dernier, en janvier 2020, l’apport de Marc Comtois à l’amélioration de la génétique Holstein à travers le monde a été souligné par le prestigieux magazine Holstein International. Il recevait le titre d’éleveur le plus influent des 25 dernières années au monde. Mais ce n’est qu’un des nombreux prix reçus au fil des ans. En 2019, Marc Comtois était admis au sein du Temple de la renommée de l’agriculture canadienne et deux fois, il a été nommé Maître Éleveur, en 1995 et en 2009. Depuis sa fondation en 1976, Comestar Holstein a exporté 6000 embryons dans 33 pays. L’entreprise a produit quatre taureaux millionnaires, dont un supermillionnaire avec plus de 1,5 million de doses vendues.

L’année 2020 marque une nouvelle étape pour l’entreprise laitière avec la construction d’une nouvelle étable d’une capacité de huit robots de traite. L’ancienne étable est en cour de rénovation pour recevoir une partie de la relève. Après plus de 44 ans comme éleveur et producteur laitier, Marc Comtois sait que le nouveau projet est d’abord pour ses trois enfants et son gendre qui œuvrent dans l’entreprise : Julie et son conjoint Julien, Steve et Kathleen.

En cette période de pandémie où il est impossible d’organiser une porte ouverte, voici une visite de la Ferme Comestar. Plus de photos et de détails à venir dans l’article L’étoile a un nouveau logis de notre numéro de février du Bulletin des agriculteurs.

Les copropriétaires de la Ferme Comestar Holstein : Julien Turmel, Julie Comtois, France Lemieux, Marc Comtois, Kathleen Comtois et Steve Comtois. Les vaches sont divisées en quatre groupes de deux robots chacun. Pour l’instant, il n’y a que six robots, un septième entre en fonction en janvier pour les vaches fraîches vêlées. Les allées d’alimentation sont situées le long des murs longitudinaux.
photo: Carl Saucier

En raison de la grandeur de l’étable, la firme Les Consultants Lemay & Choinière n’a pas pu la construire de façon standard. Le Code national du bâtiment exige que tout bâtiment agricole d’un étage ayant une superficie supérieure à 4800 m2 soit divisé par des murs coupe-feu verticaux d’une durée d’au moins une heure de telle sorte que chaque compartiment ne dépasse pas 4800 m2. « La superficie et l’aménagement de plancher de la Ferme Comestar ne nous permettaient pas de respecter cet article du code, explique l’ingénieur Christian Lemay. Les revêtements intérieurs (panneaux isolés recouvert de revêtements métalliques des deux côtés) et extérieurs, ainsi que la structure principale et ses composantes tout en acier en font un bâtiment à faible taux de matières combustibles, ce qui nous a permis de concevoir un bâtiment conforme en obtenant en quelque sorte une dérogation à l’article du code en question. »
photo: Carl Saucier

Les 586 logettes sont sur sable avec des séparateurs souples entre les logettes. « On a construit pour le confort des vaches », explique Marc Comtois. Les mangeoires sont aussi équipées de séparateurs souples, sauf dans l’arrière-robot où l’on retrouve des carcans. À une extrémité de l’étable, une réserve permet d’entreposer le sable pour un minimum de quatre mois.
photo: Carl Saucier

La circulation des vaches est contrôlée. Dans chaque groupe, une rangée de logettes est située du côté de la mangeoire. Deux autres rangées sont du côté de l’abreuvoir. Les vaches à la mangeoire passent par l’une des deux barrières anti-retour pour aller boire. Pour retourner à la mangeoire, elles doivent passer par la barrière de tri près des robots.
photo: Carl Saucier

Trois parcs de vêlage ont été aménagés sur litière accumulée.
photo: Carl Saucier

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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