Le milieu forestier français se mobilise pour la reconstruction de Notre-Dame

L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris suscite de nombreuses réactions, dont celui du milieu sylvicole français.

Le président Emmanuel Macron avait indiqué dès le soir du sinistre la volonté du gouvernement de reconstruire, une déclaration qui a été prise au mot par les propriétaires forestiers. Le défi est d’envergure puisque la cathédrale comptait des milliers de poutres en chêne dans sa charpente qui avait d’ailleurs été surnommée la « forêt », ce qui représente 21 hectares de forêt. En plus de la quantité nécessaire, il faudra des arbres suffisamment âgés. Lors de la construction qui a débuté en 1163, les chênes utilisés avaient de 100 à 200 ans.

Le Groupe Charlois, premier producteur français de bois de chêne selon France agricole, a annoncé, qu’il fera un don en nature pour la reconstruction de la charpente incendiée de Notre-Dame. Selon la société, 1300 chênes, ou 3000 mètres cubes de bois, pourraient être nécessaire. Groupama et d’autres acteurs du milieu ont dit vouloir collaborer à la construction en faisant aussi des dons.

Le stock pourrait cependant prendre plusieurs années à constituer. Il faudra attendre aussi pour savoir si les autorités décideront de reconstruire à l’identique en utilisant du bois, puisque l’incendie a été alimenté par le bois soutenant la voûte et qui était situé sous le toit.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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