Nouvelle génération d’outils de travail de sol

Landoll_VTplus_Les producteurs sont préoccupés par la quantité grandissante de résidus après une bonne récolte de maïs. Les biotechnologies et les applications de fongicides favorisent la santé des plantes et augmentent le délai de décomposition, rapportent deux chercheurs de l’Université de l’État du Michigan. Or, ces résidus peuvent affecter la performance des semoirs et des planteurs en interférant sur le contact sol-semence ou en retardant l’assèchement du sol en conditions de semis direct.

Cette situation a favorisé le développement de nouveaux outils de travail de sol composés de coutres ou des disques concaves rapprochés au lieu de dents. Ces équipements travaillent à une profondeur de 5 cm à 7,5 cm (2-3 po), éliminent les traces laissées par le passage de machinerie lors de la récolte ou toute autre opération culturale, améliorent l’infiltration et réduisent l’érosion, rapportent les chercheurs. Ces outils de « vertical tillage » n’enterrent pas les résidus. Ils les coupent et les déchiquettent pour une distribution plus uniforme et un meilleur contact avec le sol. Les spécialistes de l’Université de l’État du Michigan ont mesuré pendant quelques années l’émergence, la population finale ainsi que le rendement en grains du soya sur un retour de maïs. Ils ont comparé :

  • un ou deux passages à l’automne.
  • un ou deux passages au printemps.
  • un passage à l’automne et un passage au printemps.
  • Semis direct du soya (aucun passage).

Cinq différentes machines ont été à l’étude : le Turbo Till de Great Plains, le Case IH 330, le Salford RTS, le Landoll 7450 et le Super-coulter Plus de Summers. De façon générale, peu importe la machine, un passage à l’automne ou au printemps a accéléré l’émergence du soya, mais n’a eu aucun effet sur la population finale ni sur le rendement en grain. Parce que les résidus de maïs sont encore frais, le passage d’automne n’a pas réduit de façon significative le volume de résidus. Les problèmes au semis le printemps suivant demeurent entiers. Le passage au printemps a, quant à lui, réduit le volume entre 25 % à 33 %. Le deuxième passage au printemps ou à l’automne n’offre aucun avantage supplémentaire, concluent les chercheurs.

Même si l’utilisation de telle machine ne s’est pas traduite par une augmentation du rendement en grain, plusieurs producteurs ayant participé à l’étude ont remarqué de meilleures conditions du sol au moment du semis. Que ce soit à l’automne précédent ou au printemps, un ou deux jours avant le semis, le « vertical tillage » crée un lit de semence plus uniforme, plus chaud et plus sec. De plus, il peut être utile pour incorporer du lisier ou des engrais minéraux réduisant ainsi les risques de pertes par volatilisation ou ruissellement.

Source : MSU Field news

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