Du yaourt aux légumes

Six étudiants de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et industrie alimentaire (ENSAIA) de Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont récemment gagné le trophée de l’innovation alimentaire en proposant des yaourts aux légumes baptisés les « yaourts des 4 saisons ».

Carotte, potiron, betterave rouge et tomate: le produit se décline en quatre saveurs qui ont enthousiasmé le jury du concours Trophélia (Trophées étudiants de l’innovation alimentaire), qui s’est tenu les 5 et 6 juillet à Avignon.

Avec leur yaourt aux légumes sucré, qui n’est pas encore commercialisé, les six étudiants ont remporté le premier prix, soit 10.000 euros à se partager, devant une brioche fourrée présentée par l’ISEMA (Institut supérieur d’enseignement au management agroalimentaire) d’Avignon et une bière au millet proposée par l’ENITIAA (Ecole nationale d’ingénieurs des techniques des industries agricoles et alimentaires) de Nantes.

« Le principe est celui d’un yaourt brassé bi-couche au lait entier », explique Bernard Rovel, responsable de l’option Formulation alimentaire au sein de l’ENSAIA, qui refuse d’en dire plus sur le processus de fabrication, en attendant une éventuelle commercialisation.

« Les légumes choisis sont des légumes qui s’associent bien avec le sucre, et le résultat est nutritionnellement très intéressant, car il contient des fibres et moins de sucre qu’un yaourt aux fruits », assure-t-il.

« Le but du concours est de créer de toute pièce un produit innovant, qui doit être commercialisable », explique le professeur. En six mois, les élèves ont réalisé eux-mêmes toutes les étapes du projet, de la conception jusqu’à la fabrication, le packaging, le marketing et les études financières.

« C’est une formation enrichissante pour eux. Ils sont en dernière année, et après leur stage de fin d’année, qu’ils poursuivent actuellement, ils se retrouveront sur le marché du travail au mois de septembre », souligne M. Rovel.

Ce dernier réfléchit maintenant à un « transfert de technologie », pour commercialiser les yaourts. Avec l’aide de l’ANVAR, (agence nationale de la valorisation de la recherche), le projet est actuellement à l’étude, car il faut d’abord s’inquiéter du droit de propriété et réaliser des études de marché.

« Le concours n’a pas vocation à une commercialisation, c’est un projet pédagogique », souligne M. Rovel. « Mais si le produit est vraiment bon, il faut essayer de le valoriser au maximum ».

Pour sa deuxième édition, le concours Trophélia, qui regroupe 17 établissements d’enseignements supérieurs, instituts d’université et centres techniques, s’est déroulé en plusieurs étapes.

Douze produits avaient été pré-sélectionnés, dont quatre venaient de l’ENSAIA de Nancy, précise fièrement le directeur de formation. Outre les yaourts, les étudiants avaient proposé « Epicétou », une glace au pain d’épice associé à un sorbet à l’orange, « Kéfir sucré », une boisson fermentée au goût de citron et de figue et « Salties » une barre de céréales salées aux saveurs de légumes.

Après une première présentation devant un jury technique et des dégustations, les élèves sont passés devant un jury national, composé de plusieurs représentants de l’industrie agroalimentaire, qui ont donné leur préférence aux yaourts.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ecole nationale supérieure d’agronomie et industrie alimentaire (ENSAIA)

http://www.ensaia.u-nancy.fr/




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