Semis direct : la certification Terre vivante est maintenant lancée

Saint-Damase (Québec), 8 août 2008 – Le club Action semis direct, en collaboration avec la Direction régionale de la Montérégie-Est du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), a procédé au lancement de la certification Terre vivante. Celle-ci permet aux agriculteurs de sensibiliser leurs pairs, ainsi que les consommateurs, aux techniques de conservation des sols.

Peu de gens connaissent en effet le semis direct et ses bienfaits pour l’environnement. Il s’agit d’une technique agricole qui consiste à semer dans les résidus de culture laissés au champ l’automne précédent. Elle accroît la résistance des sols à l’égard des agents de dégradation, comme l’érosion éolienne et hydrique ainsi que la compaction et l’acidification des sols. Les sols où l’on adopte cette technique sont plus riches en éléments nutritifs et en microorganismes et se révèlent plus productifs.

Comme le précise M. Jocelyn Michon, président du club Action semis direct, « en créant la certification Terre vivante, nous souhaitons apporter une valeur ajoutée aux grains cultivés au moyen du semis direct. Nous désirons inciter d’autres agriculteurs à adopter cette méthode comme système de culture et mettre en évidence tous les avantages environnementaux, économiques et sociaux qui y sont associés ».

Depuis plus de 20 ans, la Direction régionale de la Montérégie-Est fait valoir le semis direct. Notamment, elle offre chaque année des formations sur le sujet à plus de 200 agriculteurs en provenance de toutes les régions du Québec. Le MAPAQ soutient également l’initiative du club Action semis direct en lui offrant son expertise concernant le développement de produits à valeur ajoutée. En outre, il voit au bon déroulement du projet et du processus d’inspection des parcelles certifiées.

D’après Mme Odette Ménard, conseillère en conservation des sols et de l’eau au MAPAQ, « on estime à 5 % la superficie agricole québécoise cultivée selon la technique du semis direct. On note que de plus en plus d’agriculteurs s’y intéressent, Toutefois, entre l’essayer et l’adopter, il y a une ligne à franchir! ».

La certification Terre vivante vise dans un premier temps la production de grains de blé. Au cours des prochaines années, on peut croire que l’engouement pour le semis direct permettra d’élargir cette certification à d’autres productions, tant dans les grandes cultures que dans les productions animales.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca


Commentaires