Montréal (Québec), 19 mars 2002 – Quelque 330 wapitis d’élevage ont été récemment abattus dans une province canadienne afin de prévenir le risque de propagation de l’encéphalopathie spongiforme des cervidés, une maladie proche de celle de la vache folle, a indiqué l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
Depuis février 2000, plus d’une quarantaine de cas ont été détectés dans des fermes d’élevage de la province de Saskatchewan (centre), conduisant les autorités sanitaires à exterminer par précaution l’ensemble des troupeaux, soit environ 7.000 bêtes.
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« Depuis deux ans, la province a un programme rendant obligatoire l’abattage de tous les animaux du troupeau », a expliqué à l’AFP un vétérinaire de l’agence, Brian Peart. « Ca semble proche de la fin, mais nous restons vigilants », a-t-il souligné.
Même si aucune indication ne laisse penser que la maladie soit transmissible à l’homme, les autorités sanitaires veulent éviter que les restes des animaux infectés ne soient introduits dans la chaîne alimentaire.
Le wapiti est élevé pour sa viande, qui se consomme tel quel ou en pâté, et ses bois qui rentrent dans la composition de certains produits énergisants ou aphrodisiaques.
Contrairement à l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou maladie de la vache folle, l’encéphalopathie spongiforme des cervidés, appelée également maladie débilitante chronique, n’affecte pas le système nerveux. Ses symptômes se traduisent par une perte de poids de l’animal qui est souvent emporté par une pneumonie.
Source : AFP
Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :
Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/