200 M$ consacrés directement à l’économie des zones rurales

Sainte-Foy (Québec), le 30 mars 2001 – La Fédération québécoise des municipalités (FQM) applaudit à l’annonce d’une injection de 788 M$ sur trois ans pour favoriser la création d’emplois dans les régions qui en ont le plus besoin, d’autant plus que 200 M$ seront consacrés directement à l’économie des zones rurales.

La FQM insiste depuis plusieurs années pour que le gouvernement instaure des mesures fiscales particulières pour que la transformation des ressources se fasse davantage dans les régions où elles sont prélevées pour que la population de ces régions puisse jouir des bénéfices liés à la création d’emplois, donc frein à l’exode, meilleurs services et qualité de vie pour les citoyens.

« Il est intéressant de voir que les mesures annoncées dans le budget Marois reconnaissent la diversité des régions, la diversité de leurs ressources et soient fonction de leur potentiel respectif qu’il soit forestier, minier, agricole ou autres. »

« La FQM déplore cependant que la mise en oeuvre de la stratégie de développement économique des régions-ressources, rendue publique aujourd’hui par le gouvernement du Québec, ne soit pas davantage décentralisée et qu’elle ne reconnaisse pas l’importance du rôle et de l’apport des élus municipaux dans le développement économique des milieux », souligne le président de la FQM, Michel Belzil.

« À titre d’exemple, le gouvernement annonce que les comités régionaux pour le déploiement de la stratégie seront composés de différents intervenants gouvernementaux, d’un représentant du CRD, d’un représentant des CLD mais non d’un représentant des MRC qui pourtant financent largement les CLD », insiste M. Belzil.

Concernant les 20 MRC défavorisées situées à l’extérieur des régions-ressources, 20 M$ sur trois ans seront investis pour relancer leur économie et ce, à condition que ces MRC, déjà identifiées comme défavorisées, injectent dans les CLD 4,4 M$ de plus que ce qu’elles investissent actuellement. Les objets auxquels devront être destinées ces sommes sont déjà identifiés par le gouvernement, plutôt que de laisser le milieu décider des priorités.

Dans cette perspective, la FQM trouve regrettable que le gouvernement n’ait pas encore réussi à présenter une véritable politique de la ruralité démontrant qu’il comprend que la ruralité a besoin d’un modèle de développement décentralisé, avec une véritable autonomie décisionnelle et financière, plutôt que de programmes et de mesures budgétaires ad hoc, qui ont démontré leurs limites par le passé, comme l’affirmait le cadre de référence gouvernemental en prévision de la Politique de la ruralité.

Concernant les infrastructures d’aqueduc qui devront être mises aux nouvelles normes sur la qualité de l’eau potable, la FQM, tout comme la Coalition sur les infrastructures, demandait un ajout de 150 M$ en 2001 aux programmes d’infrastructures existants. Le budget n’annonce rien alors que plusieurs municipalités, touchées par la hausse des normes sur l’eau potable, ne pourront assumer seules les coûts, évalués à terme à 800 M$.

Enfin, la FQM salue le côté positif des mesures annoncées concernant le programme de financement tripartite pour l’enfouissement des fils dans les sites patrimoniaux par Hydro-Québec (200 M$), le gouvernement (75 M$) et les municipalités (25 M$). La FQM est également satisfaite qu’on ait extensionné, à l’extérieur des périmètres urbains, le programme de réhabilitation des terrains contaminés. Par ailleurs, la bonification du programme RénoVillage, qui répond à un réel besoin pour les milieux ruraux, est très bienvenue.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)

http://www.fedeqm.qc.ca/

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